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 Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria)

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Message(#) Sujet: Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria) Dim 29 Mar - 1:05



(∆∆∆)
On se suicide quand
il est devenu plus difficile
de vivre que de mourir.
Le lever du soleil. La rosée du matin. Une fraîcheur accablante te donnait des frissons. Tu regardais la porte Ouest fixement. De haut en bas, de bas en haut. Tu ne pouvais t’arrêter de penser qu’aujourd’hui, c’était la 745 ième fois que tu faisais ce foutu labyrinthe à la con. Tu le connaissais par cœur, tu connaissais tous ces changements. Répétitifs. La même routine depuis deux ans. Se lever, courir, survivre, se coucher et ainsi de suite. Deux ans de temps à avoir la frousse de mourir ou de survivre. Tu exaspérais, tu laissais un grand et long soupir s’échapper de ton nez. Tu regardais tous les noms barrés sur la pierre à coup de couteau. Tu regrettais chacune des filles qui avaient péries dans ce labyrinthe. La plus part, c’est toi qui les as tués. Volontairement. Sans remord depuis qu’elles se sont fait piquées. Tu t’étais transformée en Jack l’Éventreur. Au lieu d’un simple bannissement, tu les piégeais, tu les tuais. Tu prenais un léger plaisir à leur faire du tort.  Tu étais devenue sadique, méchante. Ce Labyrinthe t’avait transformé de A à Z. Il te rendait folle, fulgurante. Tu dormais avec un couteau en-dessous de toi, tu étais prête à toute éventualité. Il t’avait transformé en animal, complètement.

Tu regardais ces portes, et tu regrettais  d’avoir accepté le rôle qu’est d’être maton des coureuses. Tu réalisais maintenant à quel point ces portes t’ont changé. Malheureusement, ici, le retour en arrière est impossible. Tu étais toujours plantée là, tu attendais les autres coureuses. Tu étais la plus forte, la plus vite, évidemment. Le bruit de pierre commença, s’intensifia. Il était lourd à porter, lourd à entendre. Ce bruit te donnait des légers frissons, chaque matin depuis deux ans déjà. Tu te retournais vers les autres filles, le regard lourd de regrets. On court le plus vite qu'on peut. Vous me suivez dans l'îlot central, après, vous allez chacune dans votre section, tel que désigné. On ne s'arrête jamais de courir. N'oubliez pas, si une fille se fait piquer et que vous êtes également en danger, sauvez-vous. Le regard sans vie, tu dessinas un sourire lucide et dément en regardant les filles. La tête haute, tu étais prête. Tu étais prête à sentir tes cuisses et tes mollets en feu. Tu voulais ressentir l'adrénaline. Tu voulais courir. Maintenant, courez. Aussitôt dit, aussitôt en action. Tu t’étais déjà retournée que tu courais déjà. Le vent fouettait tes joues, ton visage au complet. Tu pouvais entendre parfaitement le pas rapide des autres filles en arrière de toi. Vous étiez quatre. Et, il y avait-elle, Heria. Cette petite garce. Tu l’as détestait, tu la voulais pour morte. Certes, une de tes meilleures coureuses. Mais, tu l’as haïssait. Tu voulais lui arracher les tripes avec tes mains, tes dents même, s’il fallait. Courageuse et têtue comme elle est, elle avait réussis à se faire piquer en plein jour. Tu l’avais vu de tes propres yeux. Malgré ta colère, tu l’avais sauvé. Et maintenant, tu l’as veut morte. Elle avait changé. Elle dégageait une non-confiance qui n’était pas présente auparavant. Elle mentait, devenait rouge quand on lui posait des questions. Tu ne lui faisais en aucun cas confiance. Tu savais que maintenant, elle allait être dans les mêmes sections que toi. Quelques tournants par ici et par là, tu étais arrivée à l’îlot central. Tu t’arrêtais, respirant un bon coup. Toutes les filles se dirigeaient vers les sections pré-désignées. Lorsqu’Heria fit un mouvement, tu l’arrêtas net en lui tenant le bras un peu trop fermement. Le visage fermé, tu l’as regardait férocement et de façon autoritaire. Oh là toi, où tu vas comme ça ? Tu me suis. Tu restes devant moi. J'te quitte pas des yeux, compris ? Je ne te fais pas confiance. Tu devais lâcher le bras d’Heria car, la poigne devenait de plus en plus forte, et tes jointures elles, devenaient blanches. Tu l’as dirigea vers l’avant et tu décidas de la suivre.
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SUBJECT B13 : THE RECKLESS

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Occupation : elle parcourt le labyrinthe au lever du jour et rentre au bloc au coucher du soleil. Passe la plupart de son temps à essayer de trouver une sortie, pas très concluant pour l'instant.
Inventaire : son carnet et un crayon pour dessiner les couloirs du labyrinthe; une arme blanche qu'elle garde le plus souvent cachée.

Message(#) Sujet: Re: Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria) Dim 29 Mar - 12:59



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On se suicide quand
il est devenu plus difficile
de vivre que de mourir.
Cela faisait environs deux semaines qu'Heria s'était faite piquer. Elle pouvait encore sentir l'affreuse douleur du dar du griffeur qui venait se loger dans son mollet. Cette horrible scène venait souvent hanter ses nuits. Elle se réveillait en sursaut, en sueur. Ses mains étaient moites et rouges à force de serrer les draps du lit. Sa gorge sèche à force de chercher son souffle. Mais le pire était les images. La jeune coureuse savait que la transformation réveillait des souvenirs enfouis au plus profond de son être, des souvenirs qui étaient affreux, et d'autres qui l'étaient moins. Elle connaissait le danger, elle savait ce qu'elle risquait quand elle franchissait les portes du labyrinthe. Mais elle aimait ça. Elle aimait cette sensation de danger. Cette sensation de liberté. Entrer dans le labyrinthe signifiait qu'elle enfreignait les règles. Seules les coureuses avaient le droit de quitter le bloc, elles étaient les seules à pouvoir trouver une sortie à cet enfer. Heria s'était rendue compte que la transformation l'avait changé. Elle n'était plus la même. Des fois, il lui arrivait de voir des images surgir en pleine journée, à tout moment. Mais elle ne devait pas se laisser anéantir pour si peu, elle savait qu'elle était plus forte. Elle en avait la conviction.

Heria avait fortement insisté pour retourner dans le labyrinthe. Bien que certaines filles avaient tout fait pour essayer de la persuader de rester et de se trouver une autre tâche à effectuer, elle ne voulait rien entendre. Elle se disait que cette expérience, qui avait été, certes, traumatisante, n'était finalement que bénéfique. Lors de sa transformation, elle avait vu des choses horribles, des choses qu'elle n'avait jamais cru possibles mais qui l'étaient. Elle se disait donc qu'elle ne pouvait plus être effrayée de rien, elle avait vu le pire. Heria se dirigeait d'un pas décidé en direction des portes. Toutes les autres coureuses étaient là, il ne manquait plus qu'elle. Elle se frottait les poignets d'une main ferme. Elle revoyait alors l'image de cette femme, qui devait être sa mère, allongée dans ce lit blanc, les quatre membres attachés. Elle eut un frisson d'horreur, cette image était l'une des plus insoutenables. Mais tout ça, tous ces souvenirs, ces images, appartenaient à son passé. Heria chassa cette image de sa tête et pris une respiration longue et profonde. Elle avait des papillons dans le ventre, de l'appréhension, comme la première fois où elle était sortie du bloc. Elle avait l'impression de tout recommencer, une nouvelle fois. Et pourtant, elle n'avait pas peur. La jeune fille s'arrêta derrière les trois autres coureuses. Théna, qui était la maton des coureuses, faisait son speech habituel. Heria le connaissait presque par cœur maintenant. « Maintenant, courez. » à ces mots, Heria prit une nouvelle grande respiration et suivit ses coéquipières. Elle avait l'impression de revivre de nouveau. Elle sentait l'air qui venait se glisser derrière sa nuque et soulever ses cheveux. Ses mains fouettaient le vent et sa respiration était rapide. C'est cet effet qu'elle aimait, celui de courir et de ne pas avoir de limites. Une fois qu'elles furent toutes les quatre arrivées à l'îlot central, Heria ralentit pour se diriger vers sa section. Sa respiration n'était pas haletante, c'était comme si elle avait passé ces deux dernières semaines à courir sans arrêter alors qu'elle avait passer la plupart du temps à se remettre et à convaincre les autres qu'elle allait bien. La jeune coureuse regardait d'un œil noir Théna, la maton des coureuses. Jamais elle ne l'avait apprécié. Elle l'avait toujours trouvé bizarre. Elle avait entendu pleins d'échos sur ce qu'elle avait fait. Comme quoi elle était responsable de la plupart des noms rayés sur le mur. Heria passa donc à côté d'elle pour entrer dans sa section, mais lorsqu'elle la dépassa, elle sentit une poigne de fer se refermer sur son avant bras. Elle se retourna d'un geste brusque, Heria pouvait lire de la haine sur le visage de Théna. De l'appréhension vint alors se loger dans son estomac. « Oh là toi, où tu vas comme ça ? Tu me suis. Tu restes devant moi. J'te quitte pas des yeux, compris ? Je ne te fais pas confiance. » Heria sentait la douleur se dissiper dans tout son bras, encore un peu plus fort et Théna aurait pu lui briser l'os. Mais elle ne montrait pas sa douleur, si il y a une chose qu'Heria avait apprise, c'était de dissimuler ses sentiments. Lorsque la maton des coureuses lâcha le bras d'Heria pour la pousser en avant, cette dernière se mit à courir d'un pas lent mais régulier. Des questions vinrent se loger dans sa tête et elle s'arrêta d'un coup sec. Elle se retourna vers Théna qui se tenait à un ou deux mètres d'elle. « Sérieusement. On va jouer à ça? » Heria avança un peu plus pour réduire la distance entre Théna et elle. Elle voulait montrer qu'elle n'avait pas peur, peu importe à quel point Théna pouvait se montrer menaçante. « Pourquoi ce manque soudain de confiance. Que crois tu qu'on voit pendant la transformation. Un membre du wicked qui nous hypnotise et qui nous fait chanter avec des sucreries pour les rejoindre? » Heria poussa un soupir d'agacement en reculant sans la quitter des yeux. « Fiche moi la paix. » puis elle se remit à courir sans se retourner. La dernière chose qu'elle voulait était de se retrouver avec Théna collée à ses baskets.
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Message(#) Sujet: Re: Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria) Dim 29 Mar - 23:00



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On se suicide quand
il est devenu plus difficile
de vivre que de mourir.
Heria devant toi, tu réfléchissais. Tu te posais des questions carrément inutiles. Tu l’as haïssait a un tel point, mais d’un autre côté, c’est la seule coureuse que tu as sauvés et sorties du labyrinthe. Pourquoi tu avais fait ça ? Pourquoi tu l’avais sauvé après la piqûre ? Tu n’en savais rien. Tu ne savais plus rien, de toute façon. Ton monde c’était écroulée à la minute où tu as mis les pieds dans ce foutu labyrinthe. Tout avait changé, tout avait chamboulé. La respiration fluide, tu ne lâchais pas des yeux la jeune Heria. Elle avait l’air si fragile, mais si monstrueuse en même temps. Tu la dédaignais, mais en même temps, il y avait une peur affreuse entre elle. On aurait dit qu’elle se battait contre un démon. Contre un démon enterré six pieds sous de la chair. Elle se battait contre elle, se battait contre une souffrance que tu ne connaissais pas encore. Heria se montrait forte, mais tu pouvais voir un fond de ses yeux, que son âme était défectueux. Tu savais que tu devais faire quelque chose, mais tu n’y pouvais pas. Elle te haïssait, et ainsi de suite. Tu reconnaissais le fait qu’elle était l’une de tes meilleures coureuses. C’était un fait, et tu ne pouvais pas te le cacher. Mais, un foutu caractère de merde. Elle courait lentement, quand elle s’arrêta net et sec. Tu fis le saut, ayant peur de lui foncer dedans. « Sérieusement. On va jouer à ça? » Stupéfaite, tu ne pensais pas qu’elle allait changer d’attitude aussi rapidement. Heria coupa les deux mètres qui te séparaient d’elle. Tu sentais la rage, la colère et l’agressivité monter en toi. Tu ne pouvais t’empêcher de serrer tes jointes et de serrer les dents pour ne pas dire de bêtises. Tu étais maton, tu devais respecter les gens. « Pourquoi ce manque soudain de confiance. Que crois-tu qu'on voit pendant la transformation. Un membre du wicked qui nous hypnotise et qui nous fait chanter avec des sucreries pour les rejoindre? ». La colère t’emporta, tu n’en pouvais plus. Tu t’approchas à un tel point que tu pouvais sentir le souffle de ta coureuse. Tu respirais fort, tachypnée. Ta respiration était saccadé et rapide, tu étais bouillante, rouge. Tu n’acceptais pas qu’Heria te réponde comme ça, surtout pas elle. « Je ne joue pas. Tout ce que je veux, c'est la putain de vérité. Pourquoi tu cries durant la nuit ? Pourquoi tu transpires autant quand tu te réveilles, et surtout, pourquoi j'ai l'impression que tu te bats contre toi-même ? Bon sang, Heria, t'a changé du tout au tout, j'te reconnais plus. » Tu sifflais entre tes dents, tu étais en colère. Elle ne te quittais pas des yeux. Tu savais, tu avais touché une corde sensible, mais à quel point ? Tu savais qu'elle ne t'aimait pas. À combien de temps la bombe à retardement ? Tu en avais aucune idée. Mais, tu devais savoir. Tu voulais savoir. « Fiche moi la paix. » puis elle se remit à courir sans se retourner. Devenant lâche, tu soupiras grossièrement. Ça ne prenait rien pour la blesser. Tu te mis à courir en arrière d'elle, ne sachant pas trop comment t'y prendre.
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Message(#) Sujet: Re: Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria) Lun 30 Mar - 23:48



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On se suicide quand
il est devenu plus difficile
de vivre que de mourir.
Heria s'était rendue compte de son changement soudain de comportement. Plusieurs blocardes le lui avait fait remarquer. Mais c'était comme cela, elle n'y pouvait rien. Elle ne pouvait pas effacer ce qu'elle avait vu, et malgré le boulot des medjacks pour l'aider à aller mieux, ça ne s'arrangeait pas aussi facilement que cela. Elle avait du mal à faire l'impasse sur certaines choses, mais elle se forçait, elle n'avait pas le choix. Tant de blocardes avaient annoncé leur envie de perdre leur amnésie, mais elles ne savaient pas ce que cela engendrait. La peur, l'incompréhension, la terreur, la mélancolie. Beaucoup de sentiments divers et inexpliqués étaient venus se loger dans la tête d'Heria, ce qui expliquait qu'elle était la plupart du temps bouleversée et distraite. Mais le pire des souvenirs, c'était celui où Heria se faisait piquer. Celui où elle voyait le griffeur lever son dard pour qu'il vienne se loger dans la jambe de la coureuse. Ce souvenir, c'était le plus horrible. Coureuse. Elle était née pour ça. Elle avait insisté pour garder son poste malgré le fait que quelques blocardes avaient tout fait pour qu'elle trouve une autre occupation à la ferme ou chez les trancheurs. Mais elle avait refusé, maintes fois. Elle voulait courir, telle était sa vocation.

Ce n'était pas dans l'habitude d'Heria de chercher les conflit, en tant normal elle aurait préféré rester éloignée de tout cela pour ne pas commencer à se retrouver mêlée dans des histoires de filles. C'était dans ces moments là qu'Heria aimait s'isoler dans les bâtiments du bloc, comme une tortue dans sa carapace, à l'abris de tout conflit. Mais l'ancienne Heria n'était plus. Et elle avait changé du tout au tout. Voilà qu'elle se retrouvait à balancer tout ce qu'elle avait sur le cœur sans le moindre remord. Et Théna était là, plantée devant elle, les joues en feu et les points aussi serrés que ses jointures commençaient à blanchir. « Je ne joue pas. Tout ce que je veux, c'est la putain de vérité. Pourquoi tu cries durant la nuit ? Pourquoi tu transpires autant quand tu te réveilles, et surtout, pourquoi j'ai l'impression que tu te bats contre toi-même ? Bon sang, Heria, t'a changé du tout au tout, j'te reconnais plus. » Heria souffla d'ironie un bon coup, la dernière chose qu'elle voulait faire était de subir un interrogatoire. A chaque pas en avant, c'était comme si la poussière se levait du sol. Le labyrinthe avait beau être parcouru tous les jours, c'était comme si, avec les murs qui se déplaçaient, des sections se rajoutaient au fur et à mesure. Heria n'avait jamais compris comme cela fonctionnait, comme des murs pouvaient bouger en une nuit pour créer un nouvel itinéraire. Les créateurs étaient des génies. Les blocardes en étaient également. Depuis sa piqûre, la solitude était devenu la meilleure amie d'Heria. Elle aimait se retirer dans la forêt après avoir couru pendant une journée entière. Elle aimait s'appuyer contre un arbre et apprécier le silence pesant mais agréable. L'air douceâtre lui traversant les narines. Le crépuscule descendant peu à peu derrière les immenses murs du labyrinthe. Elle aimait ce sentiment apaisant. Heria regardait ses pieds au fur et à mesure où elle courrait, et elle remarqua que ses chaussures de coureuse commençait à devenir usagées. Puis Heria ralentit de nouveau, non pas parce qu'elle commençait à fatiguer mais tout simplement parce qu'elle voulait s'expliquer. Pas se justifier, elle n'en avait pas besoin. Mais expliquer à Théna qu'elle n'avait pas besoin de se justifier, justement. Elle sentit les pas de Théna ralentir derrière elle. Et elle se retourna, la tête baissée. Elle prit une grande et profonde respiration avant de relever la tête pour plonger son regard dans celui de Théna. « Tu sais quoi, t'aurais du me laisser crever dans le labyrinthe ce jour là. Ça t'aurait évité toutes ces questions sans réponses et ce manque de confiance. » elle s'approcha un peu plus de la maton. « Tous ces souffla-t-elle en regardant Théna dans les yeux regrets. » Mais Heria était curieuse, pourquoi Théna avait-elle décidé de la sauver elle, alors qu'elle avait sauvagement assassiné les autres blocardes qui s'étaient faites sans le moindre remord. Encore une question qui allait sans doute rester sans réponse.
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Message(#) Sujet: Re: Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria) Jeu 2 Avr - 23:42



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On se suicide quand
il est devenu plus difficile
de vivre que de mourir.
Tu étais fatiguée de ce monde artificiel. Toutes ces énigmes introuvables, toutes ces chicanes. Tu étais entrée dans ce labyrinthe avec une peur incontrôlable, invivable. Tu avais eu la frousse, tu avais  été faible, triste. Tu avais été dépressive, tu ne savais plus où donner de la tête. Il y a eu la première fois où tu avais couru. Tu t’avais sentie libre, vivre, pour la première fois depuis que tu étais entrée au Bloc. Par la suite, tu avais gagné de la confiance en toi, tu courais plus vite, t’avais beaucoup plus d’estime de toi. Tu étais devenir forte, caractérielle. Tu prenais en charge les nouvelles Blocardes. Après, ce fut la première piqûre d’une coureuse. Lily. Tu t’en rappelleras toute ta vie. Tu lui voyais les veines en pleine vasodilatations. Mauves, verts. La piqûre infectée, tu avais eu la putain de frousse. Tu avais su que cette chose transformait les gens en monstre. Déjà que le Labyrinthe était un démon, tu savais que les filles n’avaient pas besoin de monstres qui les entouraient hors du Labyrinthe. C’est donc à partir de cette Lily, que tu as commencé à avoir les mains sales de sang. Tu courais après les filles dans la forêt. Tu les tuais, sans hésitation. Que ce soit à la hache ou à main nue. Lily, tu en avais vomie. Tu t’avais sentie répugnante, dégueulasse. Tu avais pleuré toute la nuit à côté du corps de la jeune fille. Elle n’avait que quinze ans.  Tu avais enterré le corps de Lily. C’est ce jour-là, où tu décidées dans ta tête que tout le monde devait être égaux : toutes celles qui se feront piquées, devront mourir. Aussi simple. Les filles te craignaient. Tu faisais en sorte de ne pas montrer que tu devenais folle quand une fille se faisait piquer. Tu pensais déjà à tes pleures, à tes cris, au fait que tu te laves les mains en frottant désespérément fort et vite durant des heures. Ce martyr, tu n’en pouvais plus.

Le vent c’était levé. La poussière montait à chaque pas que les filles faisaient. Heria avait recommencé à courir. Elle était là, pesante, au ralenti. On pouvait sentir qu’elle réfléchissait. Le langage corporel ne trompe jamais. Tu l’as regardais faire. Elle était la meilleure coureuse que tu avais eue. Elle avait du caractère, elle était présente, vive d’esprit. Même si tu ne l’appréciais pas, tu avais ce sentiment qu’il y avait quelque chose en elle que tu ne pouvais détester complètement. Tu la haïssais, mais pas au point de la vouloir morte. Non, pas elle. Tu te sentais obligé de redevoir ce que tu avais fait, avec elle. La poussière ne cessait de monter, au point où elle te faisait tousser. Tu courais, les mollets commençaient logiquement à brûler. Mais, tu allais endurer, tu allais endurer pour tout ce que tu avais fait. Ton devoir était de courir, de trouver une solution pour te sortir de cette merde. Tu voyais Heria ralentir, au point de s’arrêter. Elle se retournait vers toi, tu te demandais encore qu’est-ce qu’elle allait dire. Ton visage fermé, tu levas les yeux en l’air et les fit tourner. Tu te demandais quand cette discussion allait finir. Tu sentais son regard pesant dans le tiens. « Tu sais quoi, t'aurais du me laisser crever dans le labyrinthe ce jour là. Ça t'aurait évité toutes ces questions sans réponses et ce manque de confiance. » elle s'approcha un peu plus de toi, en laissant une certaine distance pour pouvoir continuer à te fixer droit dans le blanc des yeux. « Tous ces souffla-t-elle en te regardant, regrets. » Elle avait touché là où il fallait. La même sensation qu’un poignard dans le cœur. Le même sentiment d’avoir échoué. Oh oui, ça, tu en avais des regrets. Plus que de la fierté. Mais, l’avoir sauvé, n’était réellement pas un regret. Tu t’étais sentie bien malgré le manque d’affinité avec Heria. Tu t’avais sentie redevant, malgré le fait qu’elle ait changé du tout au tout, et que tu l’as surveille pour ne pas qu’elle devienne folle comme Lily, ou bien toutes les autres. Tu avais senti ton regard perdu. La bouche fermée, tu ne la regardais plus. Tu avais ton regard ailleurs. Peut-être sur les particules de poussières qui pendaient dans les airs, tu n’en savais rien. Les images défilaient, et refilaient en vitesse. Tout d’un coup, une dose d’adrénaline te monta au cerveau. Tu reposas ton regard menaçant dans les yeux d’Heria, et tu t’avanças à une grande vitesse pour couper le mètre qui te séparait d’elle. Tu prenais une grande respiration, pour essayer de diminuer le tremblement que tu ressentais.  « Je n'ai AUCUN regrets à t'avoir sauvé la vie, Heria. Aucun ! Tu m'entends ? ». Tu avais soufflé cette phrase sans penser. C'était sortie sans aucun filtre sur un ton un peu trop élevé et féroce, mais elle devait comprendre. « J'taime pas soufflas-tu discrétement, mais c'était pas une putain de raison de te laisser souffrir là. » Tu l’as regardais une dernière fois dans les yeux. Tu soupiras bruyamment et de façon impolie. Tu l’as tassas d’un coup d’épaule avant de repartir à courir. Tu ne savais pas pourquoi tu avais répondu à sa remarque. On aurait dit que tu avais le besoin de le dire, sans le savoir. Tu pouvais entendre les pas d’Heria, qui t’indiquait qu’elle c’était remise à courir.
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Dans la nuit du tombeau, les ans l'ont fait descendre ~ (w/ Heria)

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