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 i can feel the darkness ☆ june

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SUBJECT B8 : THE AVENGER

Messages : 120 Avatar : maisie williams
Pseudo : amortentia (morgane)
Copyright : carole la plus belle que j'aime de tout mon petit coeur

Occupation : maton des coffreuses, le respect des lois du bloc sont importante pour la petite môme autoritaire
Inventaire : une casquette du wicked, pour éviter les petits coups de soleil + une pelle de coffreuse qu'elle porte fièrement + une jolie dague que la vengeresse porte à sa ceinture

Message(#) Sujet: i can feel the darkness ☆ june Mer 1 Avr - 21:50

I JUST NEED SOME HELP
I CAN FEEL THE DARKNESS
L’enfant c’était assoupie. La fatigue avait épris ses membres fragiles et elle avait fermé les yeux le temps d’un instant. Jour et nuit, elle affichait cet air droit dans le regard. Un air qui vous glace dans le dos, dans le genre " Luke je suis ton père ", parce que oui, Dark Vador est aussi gentil qu’un teletubies face à son regard si noir. Encré d’une couleur qui met fin à la torture, l’enfant sait se faire entendre et respecter. Il faut dire que la petite Nesis sait se faire entendre dans le bloc. De la boîte jusqu’aux murs, le WICKED ont bien cernés le caractère colérique de l’enfant. Une bombe à retardement, une éruption volcanique qui ne cesse de se taire. Et même dans le silence immense, elle insulte les scientifiques qui la dirigent. Elle insulte le monde entier, pour simplement fermer son cœur. Petit à petit, elle devient la laideur, le déchet toxique qu’on ne peut supporter et pourtant, qui nous est vital. De l’azote dans l’air, irrespirable à en mourir petit à petit.
L’adolescente se réveille près des cendres et elle observe la lumière de la nuit. Un ciel stellaire d’une laideur mensongère. Elle ne sait pas s’ils sont derrière, les personnes qui l’ont mis ici. Elle serait pourtant capable de subir la piqûre d’un griffeur, oublier son amnésie pour pouvoir enfin retrouver ceux qui lui ont fait du mal. Quitter la ferme avec sa medjack préférée et voler par-dessus la braise  et le charbon du bloc qui le réchauffe. Mais elle ne peut partir, l’enfant. Elle ne peut voler avec son pacemaker. Parce que personne ne la croit capable d’aimer réellement la vie. Et l’aimer même si, avec ce temps assassin qui emporte avec lui le rire des enfants. Le rire de Gaïa. Tendre et belle Gaïa, ce modèle pour Nesis. Et depuis sa mort, June ne rit plus. Elle ne sourit plus à Volt, la folle à la casserole et aux pastèques. Elle se rappelle, de cette nostalgie dans le regard, des quelques souvenirs du monde d’avant et de ceux de Gaïa. Dans la bouche de celle-ci, elle donnait un nom à la pizza. Un plat qui réveillait les anciennes papilles de la gourmande enfant. Elle ne se souvient plus de maman et de sa bonne crème brûlée. Ni de papa et de ces jolies lunettes. Il y a simplement un néant dans son cœur et des phalanges meurtris sur son corps. L’indépendante observe un scaralame qui passe près du feu, et de son regard impérial et sa mâchoire prognathe. Son regard acidifié rempli de haine laisse la brune maussade face à l’animal électronique. Gauchement, elle se lève avec des jambes tremblotantes qui lui font mal. Les courbatures de la veille à courir après un cochon d’Ekat furent difficiles. Son regard se dirige vers les hais de la ferme avec sérieux, tandis qu’elle attrape un vieux gilet offert par la boite. Sa masse neurogène réfléchit un instant à l’action qu’elle pourrait faire. Il faut dire que plusieurs cerveaux d’australopithèque réunit ne donne pas la science infuse à l’adolescente. Son regard d’anarchiste, rebelle, se porte sur le bloc en lui-même avec un fin sourire. La société crée par June et les autres est bonne, et malgré les caractères bien forts, le monde tourne et retourne. C’est ce qu’elle se chuchote les soirs d’insomnie comme celle-ci. Ce qu’ironise sa voix dans le silence de ses pensées. Tel un ornithorynque qui se fond dans l’eau, elle se fond dans la nuit poussiéreuse du bloc. La malchance de sa vie de blocarde la rappelle à l’ordre et c’est à ce délicat moment de solitude que l’enfant ramasse une petite fleur sauvage qu’elle tient dans sa main. Un portrait bien dérisoire en connaissant le caractère de la lionne. À pas de tortue, elle s’approche de l’obscurité. Dans le douceâtre crépuscule, l’indépendante enfant se tapit dans l’ombre comme une cloporte. Son regard d’isatis parcourait le bloc avec un air de revanche qui ne tenait qu’à elle. Se dirigeant vers la cuisine, la brune heurte le hache-viande et pousse un bruit de colère minime. Se faufilant près du frigo tel un lémurien, elle attrape une gourde et s’abreuve de la fraîcheur de l’eau. Ça lui brûle la gorge sèche et pourtant, elle apprécie ce moment. Rapidement, elle ressort et observe de nouveau le silencieux bloc. Les blocardes sont endormis dans les sacs et elles observent les cheveux gaufrés de la greenie du moment. Un petit sourire malicieux arque son visage, celle-ci ne sera pas une coffreuse, trop trouillarde pour supporter le caractère agaçant de la brune. Elle ne prédit pas l’avenir, mais elle le sait, elle le voit dans son regard. Ses cheveux ressemblent à ceux de Gaïa, quand elle se trouvait moribond. Quand la douleur a jalonné son corps, petit à petit. Elle se dirige dans la forêt et sa chevelure de jais. Heurtant un granite usagé sous son pied, elle avance doucement à petit pas. Son crâne de chapelière folle épais donne l’impression d’une morosité aigue chez l’adolescente. Mais elle n’est rien d’autre que le portrait d’une fille écrasée. Usagée, le joli portrait n’a plus de beauté. Ses mollets épaissis de muscles viennent caresser la terre. Doucement, elle renverse sa gourde, son regard babylonien flottant dans l’air. Elle ensevelie la plus jolie des tombes en y déposant sa petite fleur dans la terre mouillée. Une façon de lui dire merci, à sa tendre Gaïa. Jolie Gaïa qui est morte. Qui n’est plus là. Iridescent du ciel étoilé, son cœur se pressurise du monde extérieur. Elle ne pleure pas l’enfant, pas qu’elle ne le veut pas. Elle ne peut pas simplement. Parce que les larmes sont pour les faibles, les enfants doux et insouciants. Sally peut pleurer. Mais pas Nesis. Une muflerie de sa part, de son esprit qui tente un peu d’être relatif. Elle est devenue la laide, la jolie poupée acidifiée. Et alors qu’elle honore la tombe de la jolie Gaïa, elle entend une branche se craquer derrière elle. Une ombre faire irruption à ses pensées. Le silence est le maître mot, et si Nesis tourne la tête pour observer l’ombre derrière elle, elle ne brise pas ce silence si délicat. La porte-parole du bloc se trouve derrière. La belle et grande June, celle qui l’a rejetée dans le plus mauvais des moments. Et surtout celle qui a appris à connaître Nesis, dans le fond et dans la forme. La grande June. « Elle aurait dû se trouver à nos côtés aujourd’hui et ne pas maudire dans cette tombe. » Le regard dans le vent, elle s’abandonne à ces pensées mélancoliques. Si personne n’est capable de voir le cœur brisé dans le regard de Nesis, il n’y a que June pour savoir ce qu’elle ressent. Nesis n’est autre que le portrait parfait d’une June sans cœur, une June au visage plus enfantin et pourtant si déchiré. Elles sont les ombres de ce monde, les damnées des chaussées. Mais le WICKED entend parler d’elles, et ce n’est que le début de cette vengeance qui avance.
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