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 resurrected.

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Message(#) Sujet: resurrected. Ven 3 Avr - 11:04


(ONLY AFTER DISASTER CAN WE BE RESURRECTED)
- marcus & millicent -

Tenter d'oublier quelque chose qui consume de l'intérieur a l'effet contraire. Un ami perdu, une sœur, un enfant ; ce sont des douleurs que le cœur garde. Ces cicatrices sur l'organe palpitant s'ouvrent un jour, saignent quand on y pense et ne se referment pas. Millicent ne sera pas là pour vous dire le contraire. Elle a perdu suffisamment comme ça pour nier le gouffre qu'elle garde en elle. Invisible aux yeux de tous, seules certaines personnes le devinent, juste-là, caché sous ses vêtements sombres. Combler le gouffre aurait été une bonne idée, par quel moyen reste la grande question. La seule chose qui lui permet de se rendre efficace et d'oublier que oui, elle a perdu sa sœur jumelle complètement atteinte, et que oui, sa nièce est dans le labyrinthe pour des expériences douteuses sur le cerveau est de s'occuper l'esprit. Milli n'a rien demandé de tout ça, elle subit la vie comme elle vient, comme tout le monde. Intérieurement, elle se dit que ça pourrait pas être pire, son karma lui a fait un sacré cadeau en lui donnant une immunité face à ce foutu virus qui a assassiné sa sœur. Pour ce qui est du reste, elle n'est pas sûre d'apprécier les tacles continus que le destin lui réserve. Comme si ce n'était pas déjà suffisamment difficile de vivre dans un monde comme le leur, comme si leur vie était similaire à celle que vivaient les gens il y a un siècle. Le mot "survie" semble inadéquat pour décrire la situation, pourtant, c'est bien ce que tous tentent de faire. Se lever le matin et vivre une nouvelle journée est devenu de plus en plus dangereux, mais il faut bien qu'ils survivent un peu plus, qu'ils gagnent des jours pour conserver leur misérable existence. La Braise est là, la Mort est là. Leurs vies ne tiennent qu'à un fil si fin qu'un coup de vent risquerait de les briser. Et le Destin s'en fout bien ; une, deux, trois, mille vies, c'est plus grand chose. Un voisin qui disparaît ? On sait tous ce qui l'a atteint et ce qu'il deviendra d'ici peu (un être méconnaissable, pas même humain, qui n'a plus d'âme). Alors on baisse les yeux, on passe son chemin et on l'oublie dans les plus brefs délais. Ne pas s'attacher aux gens, c'est primordial dans leur époque, Millicent espèce sincèrement que ça changera.

Lire le journal, c'est quelque chose de bête, mais Millicent le fait pourtant. La télé, ça va bien deux secondes, mais s'ouvrir le crâne avec des visions d'horreur à peine rentrée le soir ne lui plaît pas. C'est pas comme si toute la journée, elle avait réfléchi et imaginé des plans pour tenter de mettre fin au WICKED. Mais non, elle fait sa sainte-nitouche avec la télévision. Le journal, elle le lit souvent seule à table alors que Meve est en service au bar. En fait Milli est relativement seule le soir, elle ne va pas vraiment s'en plaindre. Aujourd'hui rien de spécial, une journée "normale" ; quelques nouveaux diagnostiqués sont les photos sont affichés envoyés à l'hôtel des Fondus, un trafiquant de Bliss arrêté, des animations organisées par la ville pour la rendre plus dynamique. Elle soupire et se surprend à s'attarder sur les horoscopes. "Gémeaux ; moment de creux, reprenez-vous." Elle lève les yeux au ciel et soupire en refermant le journal. Pourtant, elle y croit à ce foutu horoscope et elle se dit qu'une bière n'est pas suffisante. La brune vient de finir la sienne et elle sait que Meve ne serait pas heureuse d'apprendre que c'est elle qui se descend une petite bouteille tous les soirs si ce n'est plus. Ça l'apaise l'alcool, elle fait moins de cauchemars. Alors plutôt que de broyer du noir seule, elle décide d'aller voir la seule personne disponible et à qui elle a totalement confiance. Marcus. Des années auparavant elle aurait bien rigolé de s'imaginer partenaire avec lui, et c'est bien ce qu'ils sont maintenant. Ils se battent pour une même cause, et leur passé détruit les a rapprochés. Pas de prise de tête, rien de tout ça, c'est ce qu'elle aime avec lui. Millicent n'avait jamais été une de ces filles intelligentes, à surligner ses cours de mille couleurs de l'arc-en-ciel (c'était déjà un miracle si elle les prenait), elle faisait partie de celles qui étaient douées en sport. Uniquement en sport ; la seule manière où elle pouvait se défouler pleinement. Et elle retrouvait ces sensations quand elle faisait son métier, là où son cœur s'affolait et que l'adrénaline lui hérissait les poils. Le danger, y'a que ça de vrai.

Tête capuchonnée, mains dans les poches et rangers aux pieds, elle avance dans la nuit. Un chat marche pendant quelques mètres avec elle, se frottant aux murs pour recevoir des caresses. L'affection ; si seulement elle en avait à revendre pour les animaux, elle serait bien plus gentille avec le reste du monde. Elle baisse la les yeux et ne croise le regard de personne. Millicent sait où il habite, elle espère juste qu'il n'est pas allé au bar sans l'attendre ou qu'il s'est tiré pour ses propres raisons. Il est tôt encore, neuf heures du soir à tout casser, pourtant Milli a l'impression que la moitié de la nuit est déjà passée pour une raison qu'elle ignore. L'habitude de sortir excessivement tard pour récupérer Meve qui a les pétoches de rentrer seule ? Probablement. Ce soir, sa colocataire va devoir se débrouiller toute seule, Millicent a d'autres problèmes à régler. Bifurquant à droite, elle arrive près de chez Marcus et en un rien de temps est sur son palier face à sa porte. Harper, qu'il y a écrit, et un mince sourire presque moqueur se forme sur ses lèvres. Elle toque doucement. Dans sa tête elle devine d'avance la réaction qu'il va avoir. Il va probablement se foutre d'elle, mais la laisser entrer par pitié. Cependant, pas de réponse de l'autre côté. Millicent fronce les sourcils et colle sa tête à la porte pour tenter de discerner un quelconque signe de vie. Elle retente sa chance : toujours personne. Alors la mercenaire hausse les épaules et s'assoit contre le mur d'à côté et sort la bière de sa poche, celle qu'elle avait pris au cas où quelque chose comme ça arrive. Elle l'a pas mal bue en chemin, mais il lui en reste. Et elle prend son mal en patience en sirotant l'alcool tranquillement. Elle a le temps, peut-être ne sera-t-il de retour qu'au petit matin s'il a décidé de passer la soirée en boîte. Ne pas prévenir de sa venue a toujours des conséquences.
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Message(#) Sujet: Re: resurrected. Ven 3 Avr - 12:59


(THIS IS NEVER GONNA GO OUR WAY)
- marcus & millicent -

Si parfois Marcus croise des personnes qui ont l'air drôlement enjoué, heureuse de vivre ici dans ce foutu chaos, ce n'est malheureusement pas son cas. Lui, il ne parvient pas à sourire sur commande, il ne parvient pas à voir les bons côtés de la vie juste parce que ce serait mieux pour lui. Il n'a jamais été optimiste, n'a jamais réussi à surmonter un tas de problèmes. Cela dit, il parvient à vivre avec. Ou tout du moins, fait comme si. Pas la peine non plus d'afficher une gueule de trois mètres de long chaque jour, pas la peine de rester cloitré chez soi en attendant que ça passe. Il a déjà essayé, une fois et on ne peut pas dire que ça lui ait vraiment réussi. Trop enclin à péter des plombs, c'est là son foutu problème. Il sait qu'il peut partir au quart de tour, qu'à la moindre remarque touchant de près ou de loin aux sujets qui fâchent et là, ce serait la fin pour la personne ayant prononcé ces mots. Parce qu'il est comme ça, il a des réactions démesurées. Il n'y est pour rien. Il n'y a que dans son job qu'il arrive à se contrôler, qu'il arrive à évacuer la colère, la rancune et la peine qui le rongent petit à petit chaque jour. Il imagine qu'il y a d'autres moyens, mais Marcus n'a pas envie d'en entendre parler. Il n'a pas le temps pour entendre des conneries. Vraiment pas. Sa journée a été des plus normales, des plus ennuyantes. De toute façon, quand Marcus n'est pas en mission, c'est simple, il se fait chier. Parce qu'il ne sait pas quoi faire, parce qu'il est livré à des pensées auxquelles il n'a pas envie de songer. Ni aujourd'hui, ni jamais. Ce n'est jamais le moment. Alors Marcus trouve des trucs à faire, genre regarder la télé pour avoir encore plus envie d'aller faire péter les quartiers du WICKED et avant qu'il ne ressente le besoin de foutre un coup dans sa télé, il décide de l'éteindre.

Vers sept heures du soir, il décide de sortir, parce que rester enfermé, ça commence sérieusement à le gonfler. Alors il sort dehors et se traine jusqu'au bar du coin de sa rue. Le patron est habitué à voir Marcus et à chaque fois qu'il entre, un verre de whisky est directement posé sur le comptoir, là où Marcus s'installe tout le temps. Faut dire qu'il vient ici beaucoup trop souvent pour que ça soit totalement normal. Il n'est surement pas alcoolique, Marcus, mais il finira par le devenir un jour, si la Braise ne le touche pas avant qu'il n'en ait le temps. "Non-immunisé", comme quoi, la vie a vraiment décidé de se foutre de sa gueule jusqu'au bout. Pas la peine d'y penser maintenant, Marcus se concentre sur son verre qu'il boit d'une traite. Pas alcoolique, juste un peu déprimé et blasé. Appelons ça comme ça. Il lui faudrait une mission, il lui faudrait quelque chose pour se changer les idées. Millicent pourrait le secouer, le menacer de le frapper, le faire rire et surement que l'espace de quelques heures, il serait concentré sur autre chose. Et tout irait bien. Pas pour longtemps, certes, mais un peu de répit ne fait de mal à absolument personne, pas vrai? Marcus enchaine plusieurs verres au fur et à mesure que l'heure avance sans pour autant en sentir les effets, à croire que s'il n'est pas immunisé face à la Braise, il est immunisé à tout ce qui pourrait être un subterfuge pour oublier. Foutage de gueule, on revient au point de départ. Marcus laisse de l'argent sur le comptoir, surement plus que ce qu'il a bu, mais en même temps, il peut bien faire ça pour le vieux Tony. Il sort du bar, fout ses mains dans ses poches et se décide à rentrer chez lui, se demandant l'heure qu'il est sans prendre la peine de regarder. De toute façon, peu importe l'heure qu'il est, l'heure à laquelle il ira dormir, il sait qu'il se réveillera à cinq heures du matin, comme chaque putain de nuit depuis des années maintenant. Souvenirs, souvenirs.

Marcus monte les marches le menant à l'entrée de son appartement, mais quand il arrive sur le pallier, il voit quelqu'un assit devant sa porte. Reyes. Il la reconnait rapidement, elle et la bière qu'elle a dans sa main. Il se dirige vers sa porte, mettant la clé dans le verrou. "Qu'est-ce que tu fous là?" Demande-t-il sans grande délicatesse, mais sans pour autant le dire méchamment. Marcus ouvre la porte de son appartement, la laissant ouverte derrière lui pour la laisser entrer. Harper sait pourquoi elle est là. Après tout, ils sont pareils. Les deux ont connu des foutus tragédies qui rendent leurs vies totalement merdiques. Peut-être pas leurs vies, mais leurs esprits. Foutu WICKED. Marcus entend la porte de son appartement se refermer, comprenant ainsi que sa partenaire est entrée. Il sort deux bières de son frigo, les ouvre et les pose sur sa table basse avant de s'asseoir dans son canapé. "T'es là depuis combien de temps?" Non, il ne lui demandera pas comment elle va. Elle ne le fera pas non plus. A quoi bon? Les deux diraient 'oui' sur un ton naturel, tout en sachant parfaitement que la vraie réponse est un bon gros 'non', non, ça ne va pas, parce que figure-toi que j'ai plus vraiment de famille. Marcus secoue la tête à ses pensées, les faisant taire l'espace d'un instant pour attraper une des deux bières et en boire une gorgée. L'avantage avec Reyes, c'est que s'ils veulent se plaindre, ils peuvent le faire sans avoir l'impression d'être jugé. S'ils veulent péter un câble, ils peuvent le faire tout en sachant que l'autre trouvera un moyen de le calmer. Coup de pression ou coup de poing en pleine gueule: ça marche comme ça avec eux. Aucun intérêt à prendre des pincettes. "Tu sais, Reyes, si tu peux plus te passer de ma personne, t'as qu'à le dire, ça ira plus vite." Dit-il avec un sourire sur les lèvres, rigolant intérieurement face à sa connerie. Oui, parce qu'avec elle, il sourit, rigole même. En même temps, depuis le temps qu'ils se connaissent, heureusement. Sinon, leur partenariat aurait vraiment été à chier.
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