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 VOLT&PERCY ▼ messin' around

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SUBJECT B21 : THE PEACE KEEPER

Messages : 527 Avatar : ♦ shailene woodley
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Message(#) Sujet: VOLT&PERCY ▼ messin' around Sam 18 Avr - 23:34


(∆∆∆)
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Un bordel ambiant, cette foutue porte. Dans le bloc et dans ta tête. Depuis qu'elle était apparue, et que l'une des coureuses était revenue avec sa localisation sur son croquis, l'ordre avait potentiellement commencé à disparaître parmi les jobardes. Cet ordre, qui régnait en maître ici, qui avait réussi à toutes vous maintenir. Il commençait à se dissiper, à se faire désirer en ce qui concernait certaines. Le nuage de filles qui s'était formé en face de la Salle des Cartes, la veille au soir, avait déjà fait ressentir que tout allait être bouleversé. Elles posaient toutes des questions. Espéraient. C'était ça, le pire, à tes yeux. L'espoir. En ne devrait pas en avoir dans ce que nous ne connaissions pas, ou dans ce qui nous échappait. L'inconnu, il fallait le craindre, et non le croire, et encore moins chercher à l'atteindre. C'était dangereux, c'était se brûler avec le feu. Cette porte, elle vous brûlerait, tu n'arrivais pas à te défaire de cette certitude qui te serrait le coeur et les tripes. Elle était là. Pour la première fois. Après deux ans passés à tout croquer, à tout fouiller, à tout déchiffrer, elle était arrivée. Comme ça. Une sortie qui, magiquement, fait savoir son existence, après tout ce temps ? Tu n'y croyais pas. Tu le voulais, mais tu ne le pouvais pas. Ça pouvait être une sortie de cet enfer aussi bien qu'une entrée vers un autre. Vous aviez plus à craindre qu'à espérer.

Tu sors de la Salle des Cartes, prend une grande bouffée d'air, t'étire. Tu es restée penchée sur la maquette pendant les cinq dernières heures, et tu sens ton dos meurtri, un bruit assourdissant au creux de ton crâne. Tu bailles, avant de regarder autour de toi. La nuit. Le silence. Tu repenses à la cohue de tout à l'heure et tu soupires. Tu ne sais pas quelle heure il est. Tu songes à retourner à l'intérieur, jeter un regard à la montre d'Aria, mais tu te ravises quand tu entends ton ventre gargouiller. Peu importe l'heure qu'il était. Pour toi, il était celle de manger. Alors tu laisses tes jambes te porter jusqu'à la cuisine, attrape la lampe accrochée à l'entrée pour te guider dans tous les placards de la maton cuistot. C'est qu'elle était organisée, la rouquine, mais elle et les autres cuisinières étaient les seules à savoir s'y retrouver. Tu passes tes yeux noisette sur les victuailles. Si Volt te voyait, tu étais bonne pour te faire rôtir le lendemain. Tu finis par trouver ton bonheur - juste un oeuf, que tu vois déjà au plat sur une assiette. Tu le saisis, le pose sur un bout de comptoir, et part à la recherche d'une poêle. Tu ouvres tous les placards, tombe finalement sur ton bonheur. Tu attrape la poignée, la tire vers toi. Sans faire attention au fait que reposait plusieurs autres poêles, plus petites, sur celle que tu convoitais. Tout tombe, dans le vacarme le plus complet. Tu as l'impression que ça ne s'arrêtera jamais. Tu retiens ta respiration, attend que la dernière ait touché le sol et arrête de rouler. Tu souffle un grand coup. « Bordel. » .

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Occupation : maton des cuistots - pas de grand-monde donc -, maman grincheuse du bloc, raccommodeuse à ses heures perdues.
Inventaire : une brosse à cheveux, et puis tout ce qu'il y a dans sa cuisine, même si y'a pas son nom dessus. ça coupe bien quand mêmes, les lames affilées. ah, et aussi une casquette du wicked, qu'elle s'empêche pour le moment de brûler, au cas où ça servirait un jour.

Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Lun 20 Avr - 15:44



messin' around
Depuis que la porte avait été découverte par une des coureuses, c'était l'effervescence dans le Bloc. Si Volt tentait parfois de calmer les esprits, de les ramener à l'organisation quotidienne dont elles avaient fait preuve pendant deux longues années, la plupart du temps, la maton des cuistots préférait rester hors de tout ça. Si, en plus de sa charge de travail habituelle, elle avait à gérer, comme June, toute l'agitation, les blocardes seraient bien parties pour mourir de faim à petit feu. Les seules occasions où elle pouvait et voulait franchement intervenir étaient les réunions de matons, et encore, tout le monde était affecté. Au fond, Volt était comme tout le monde; elle espérait. Elle se cramponnait à une étincelle, se disait que le monde là-bas serait meilleur que le précédent. Et surtout, ce qu'elle taisait, qu'elle avait peut-être chance de retrouver son frère là-dehors. C'était peut-être absurde, terriblement puéril. Mais c'était tout ce qu'elles avaient en main pour tenir le coup face au Labyrinthe. Le déni, ou l'espérance.

Quoi qu'il en soit, ses journées étaient bien assez remplies pour qu'elle ne prenne pas le temps de se ronger les sangs en plus. Se lever tôt pour préparer le déjeuner des coureuses, assister à leur départ – plus par affection pour elles que par obligation –, s'atteler au petit-déjeuner des autres puis au repas de midi et du soir. Additionner à ça la vaisselle de chaque, le nettoyage, et il ne lui restait que quelques minutes la nuit pour prendre une douche rapide avant de s'endormir et reprendre le lendemain. Cette routine avait quelque chose d'usant, à la longue, mais encore une fois, il le fallait bien. Les nuits n'étaient pas bien plus agréables que les jours, de toute façon, peuplées de rêves sans queue ni tête ou ou tout simplement dépourvues de sommeil.

L'eau froide dégoulinant le long de son cou, Volt s'empara d'une des serviettes râpeuses de la cabane de bois qu'elles avaient érigé pour abriter les douches et se sécha vigoureusement avant que l'air nocturne ne la transforme en glaçon. Le silence dans le bloc était étrangement reposant, la grande majorité des blocardes à présent pelotonnées aux quatre coins de celui-ci. Celles qui ne dormaient pas encore erraient probablement sans bruit, happées par la même insomnie qui la tenaillait. Elle ébaucha un sourire tremblant dans le noir. Peut-être que ça irait, en fin de compte. Peut-être qu'elles s'en sortiraient toutes. Ça n'avait pas beaucoup de sens comme ça, pensées silencieuses alors qu'elle était déjà fatiguée et sentait son cerveau lui intimer de fermer les yeux et dormir. Mais si l'espoir faisait vivre, alors elle voulait vivre. Tout le monde ici n'avait pas fini de la subir, et n'aurait pas fini avant un long moment.

Avanat qu'elle ne parte dans un long monologue intérieur et sentimental, un fracas de métal la fit sursauter. Celui-là, elle l'aurait reconnu n'importe où — pour l'avoir elle-même provoqué à bien des reprises, à ses débuts en tant que cuistot, avant qu'elle ne pense à organiser le bordel en son bazar à elle, disparate, mais où elle se retrouvait au moins. La jeune femme étouffa un juron. Dans le Bloc, la cuisine était territoire interdit, et tout le monde le savait. L'autre cuistot dormait, alors qui? Le bruit avait réveillé quelques blocardes aux alentours, qui devaient probablement se demander si elle n'avait pas fait une crise de somnambulisme et percuté une de ses propres piles d'ustensiles. Marmonnant une série de malédictions pas très polies, Volt essora rapidement ses cheveux, les laissant retomber en mèches plus qu'humides dans son dos, et laissa tout sur place pour se diriger à grands pas vers la cuisine. « C'est rien. » lança-t-elle d'un ton plus ou moins rassurant à une des filles qui lui lançait un regard interrogateur. « Je m'en occupe. Dis aux autres de retourner dormir. » Ce n'était pas la peine de faire perdre du sommeil à tout le monde à cause d'un problème technique. Le rideau qui fermait la cuisine en l'absence de porte était déjà ouvert, et elle leva les yeux au ciel. OK. Qui que ce soit, elle était bonne à rétamer, à lui faire perdre son temps et déranger tout le monde au passage. Ce ne fut que lorsqu'elle entra qu'elle reconnut la silhouette qui se tenait, mortifiée, au milieu du désordre de poêles répandues en un ensemble disparate sur le sol. Percy. La cartographe avait l'air épuisée — non sans raisons, ce qui apaisa légèrement la colère de la cuistot. N'empêche qu'elle n'allait pas s'en tirer comme ça. Avec un regard désapprobateur, la jeune femme désigna le tas au sol. Seule l'heure l'empêchait de carrément hurler sur la brunette, et ça, c'était une chance pour elle. « Qu'est-ce que tu fous ici? À cette heure-ci? » Elle attendait des explications, sinon des excuses. « J'espère que tu te rends bien compte que ça; j'vais devoir ranger, qu'au moins trois ou quatre des filles se sont réveillé dehors, et que si jamais on gère pas ces ressources-là, on a aucune garantie d'avoir de quoi assurer trois repas complets jusqu'à ce que la Boîte revienne? » Bon, OK, elle exagérait un peu sur ce dernier point. Mais à la guerre comme à la guerre, on culpabilisait.

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Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Mer 29 Avr - 11:09


(∆∆∆)
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Alors que tu t'apprêtais à ramasser, doucement et le plus silencieusement possible, les poêles que tu venais de se faire fracasser, dans ce bruit assoudissant qui aurait pu réveiller un mort. Tu te retenais de jurer, de t'insulter de tous les noms, réticente à produire le moindre nouveau bruit. Mais une voix te fais redresser la tête, te redresser un peu, encore légèrement cachée derrière le plan de travail. Tu l'as reconnue cette voix, mais tu veux t'assurer que tu n'as pas rêvé, que ta paranoïa n'a pas repris le dessus. Et non. Elle est bien là, la cuistot, elle s'avance bien vers toi après avoir renvoyé quelques blocardes se rendormir. Tu finis par laisser un juron s'échapper de tes lèvres. Tu te lèves, frotte la poussière sur tes genoux, et passe une main dans tes cheveux alors que Volt vient se dresser devant toi. Tu es fichue, tu le vois dans son regard, même s'il fait nuit noire. Tu la connais, tu connais la règle. Tu n'es pas censée être là. Elle est la seule à pouvoir s'infiltrer dans cette cuisine sans risquer de se faire couper les doigts par un de ses couteaux effrayants. Tu déglutis, mets tes mains dans ton dos, attends qu'elle parle. Qu'est-ce que tu foutais ici ? « J'viens de sortir de la Salle des Cartes. Et comme j'avais loupé le dîner, j'me suis dit que j'allais me débrouiller. Pardon. » Tu pensais qu'elle comprendrait, la rouquine. Elle savait ce que c'était, de devoir faire passer les blocardes avant soi-même. Tu le voyais, qu'elle sacrifiait souvent son propre intérêt contre celui des autres filles. Elle t'énumère les conséquences de ton acte, et tu pinces les lèvres, alors que la culpabilité s’immisçait dans ton corps tout entier. Même si tu savais que ce n'était pas un oeuf en moins qui allait provoquer la famille. Surtout que, techniquement, c'était ton oeuf, puisque tu n'en avais pas eu au dîner. Tu ne volais rien. Tu arrivais juste en retard. Mais tu comprenais que Volt explose. Elle l'aimait trop, sa cuisine, pour pouvoir laisser qui que ce soit fouiller dedans. « J'vais ranger, c'est bon. Et j'attendrais le petit déjeuner. » Pas d'humeur à débattre, tu voulais juste que cette journée se finisse. Tu étais sceptique par rapport à cette fichue porte, et tu n'avais envie que de renvoyer les Coureuses dans le Labyrinthe, quand la section se rouvrirait, la semaine prochaine, histoire de s'assurer que la sortie était toujours là. Tu ne pouvais pas t'empêcher de croire que les gens de là-haut, qui qu'ils soient, riaient en vous voyant espérer. Tu te penches de nouveau sur les poêles, les poses les unes sur les autres, de la plus petite à la plus grande. Tu les glisses dans le placard, le referme, passe de nouveau tes paumes sur tes genoux pour en retirer la saleté. Tu lorgnes vers le pain, et ton ventre gargouille. « J'peux prendre une tranche, quand même ? »

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Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Jeu 30 Avr - 18:03




messin' around
À la limite, Volt se sentait presque trop fatiguée pour pousser la gueulante qu'elle aurait, en des circonstances normales, servi à Percy. De plus, crier ne ferait que réveiller les jobardes au sommeil déjà fragile et elle savait que si, sur le moment, elle s'en ficherait royalement, elle en ressentirait la culpabilité le lendemain matin. Mais après, à quoi ça sert d'établir pour règle de n'autoriser personne, sauf les deux cuistots, et, à l'occasion, les trancheuses, à entrer dans la cuisine? Elle avait son ordre à elle, là-dedans. La seule chose sur laquelle elle savait avoir entièrement le contrôle, de A à Z. Parce que le Labyrinthe? Rien du tout. Si son domaine était le seul endroit du Bloc où elle se sentait maîtresse d'elle-même et de ce qu'elle pouvait faire. Le reste n'était qu'un vaste échiquier où elle avait l'impression de n'être qu'un pion.

Ses traits se détendirent légèrement lorsque la cartographe lui expliqua ses raisons, sans qu'on puisse pour autant dire qu'elle se calmait totalement. Elle a un peu l'air d'une enfant prise en faute, Percy, avec son air et ses mains dans le dos. Une grande enfant, alors. Ici, elles n'avaient ni âge à se donner ni date d'anniversaire, mais au jugé, la jeune femme faisait partie des aînés, même si elle était probablement plus jeune que Volt quand même. C'en devenait frustrant, parfois. De ne même pas avoir d'autre mesure de temps que les arrivées de la Boîte mensuellement. Même les saisons ne changeaient absolument rien, et c'était un ciel toujours aussi plat et fade qui se tendait au-dessus du Bloc chaque matin. À se demander si ce n'était pas un rideau surdimensionné leur cachant le vrai soleil. Elle émit un rire nerveux. Si elle continuait à penser comme ça, elle allait devenir véritablement folle à lier. « OK. J'essaye de faire un seul service par repas, tu vois? Sinon, y'en a qui vont vouloir manger avant, parce qu'elles veulent se coucher plus tôt. D'autres qui n'ont pas fini leur boulot et voudront après. Pour elles, ce sera fini après. Mais faudra quand même que je reste du début à la fin, et ça fait du sacré boulot. » En vérité, elle se sentait quand même fléchir — très légèrement peut-être, mais sûrement. En temps normal, ce serait pas arrivé. Faire une exception? Pas question. Sinon tout le monde en voudrait et ça deviendrait rapidement ingérable. « Résultat, j'vais pas commencer à autoriser les gens à piquer à n'importe quelle heure. Surtout quand j'suis pas là, devrais-je dire. » C'était pas pour rien qu'elle y dormait carrément, dans la cuisine. D'un côté parce que c'était là qu'elle devait se trouver en première heure le lendemain matin, de l'autre pour éviter les chapardages nocturnes.

Volt passa une main dans ses cheveux roux, les rejetant sur le côté, tandis que Percy rassemblait les ustensiles tombés du placard et les y remettait en une pile sommaire. Bon, un point pour elle. Une jobarde étourdie n'ayant pas fait attention à l'endroit d'où les poêles étaient tombées et les rangerait mal perdait tout de suite toute pitié de la part de la cuistot. Si ça l'obligeait à ranger derrière les gens en plus, elle pourrait aller se brosser pour avoir quoi que ce soit à se mettre sous la dent. Le regard que la cartographe lance, une fois tout terminé, au pain sur la table, lui tord l'estomac. Ça, c'était pour les sandwiches des coureuses, pour le lendemain. Et alors? Elle trouverait bien quelque chose...elles trouvaient toujours quelque chose. « Assieds-toi. J'me répète pas, donc grouille. » lança-t-elle d'un ton abrupt en désignant une des deux chaises autour de la table de bois. S'emparant du pain, elle attrapa un couteau de l'autre et se mit à découper des tranches nettes, l'air maussade. « Si on a affaire à du pain, j'vais juste faire les sandwiches maintenant, étant donné que tu vas probablement pas décamper avant d'avoir fini d'manger. » maugréa-t-elle tout en déposant deux tranches devant Percy, plus une cuisse de poulet sur une assiette. « Allez. Remplume-toi, vous sortez quasiment pas de la cabane des cartes depuis la porte, m'étonne encore que vous teniez d'bout. » lança-t-elle avant de se détourner et fouiller dans les placards, à la recherche du jambon qu'Ekat et elle avaient fumé l'autre jour.

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Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Dim 10 Mai - 11:29


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« J'comprends. » Oh oui, tu comprenais. Tu comprenais à quel point le boulot de cuistot devait être épuisant. Elle devait toujours bosser, Volt, toujours faire à manger pour tout le monde, trois fois par jour. Au début, ça devait être plus aisé. Au début, elles n'étaient pas beaucoup, les blocardes. Mais maintenant... Vous étiez plus d'une vingtaine. Avec une nouvelle tous les mois, la masse de travail de la rouquine avait augmenté. Considérablement. Tu voyais du coin de l'oeil la pile d'assiettes fraîchement lavée, les tas d'aliments qui allaient lui servir pour demain, et le jour d'après, et celui encore d'après... Elles étaient deux cuistots, et tu pensais sincèrement qu'elles devraient être plus. La prochaine Greenie, tu penserais à lui bourrer le crâne. La convaincre que la cuisine lui irait parfaitement, tout ça. C'était de la propagande, mais si ça pouvait aider, tu n'hésiterais pas une seconde.

Alors que tu ranges les poêles, Volt ne dit rien. Tu ne sais même pas si elle te regarde où si elle fait autre chose. Tu ne vois pas grand chose, en vérité, avec la nuit et le peu de lumière qui submerge la cuisine dans cette atmosphère à la fois effrayante et chaleureuse. Son regard suit ensuite le tien alors que ton ventre fait part de ta faim. Elle ne répond pas tout de suite, et tu pourrais presque entendre les rouages de son cerveau tourner, peser le pour et le contre. Elle finit par te dire de t'asseoir, de te grouiller, tout ça sans te regarder et d'un ton plutôt dur. Tu obéis, te disant que tu ferais mieux de ne rien dire après avoir été attrapée en flagrant délit. Elle s'installe en face de toi, commence à découper le pain après s'être saisi d'un couteau. Tu hoches la tête quand elle t'informe qu'elle en profitera pour faire les sandwiches des coureuses pendant que tu mangeras. Tu ne sais pas quoi lui répondre. Tu t'en veux un peu. Beaucoup, même. Elle te pose deux tranches de pain devant ton nez, et te surprends en te fournissant un cuisse de poulet en plus. Wow. Tu la remercies doucement, avant d'étouffer un bâillement. Tu te lèves pour aller chercher des couverts, sachant parfaitement où ls étaient rangés pour avoir vu Volt les ranger maintes et maintes fois. Tu commences à dépiauter ta cuisse alors qu'elle se remet à parler. Tu lèves les yeux au mot porte, hausse les sourcils et soupire aux mots étonne, encore et debout. « M'en parles pas. J'savais pas qu'j'étais aussi résistante. » Jamais tu n'étais restée éveillée aussi longtemps dans cette foutue sale. Jamais vos esprits, à toi et Aria, n'avaient été autant stimulée. Vous réfléchissiez à toute vitesse, essayant de dresser les scénarios les plus plausibles qui expliqueraient l’apparition de cette porte, qui ne manquait d'intriguer personne. Alors oi, tu t'étonnais toi-même de pouvoir tenir debout à une heure pareilles, après une nuit pareille. Tu voulais qu'elle se finisse. Elle s'est encore levée, fouillant dans ses placards. Tu prends une première bouchée de poulet, et tu bénis sa gentillesse. « T'veux que j't'aide avec tes sandwiches, Volt ? » C'était la moindre des choses. Tu avais brisé sa règle numéro un, et tu comptais bien te faire pardonner.

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Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Lun 8 Juin - 20:29



messin' around
Ses mains s’affairent, ses mains se pressent. Volt, elle ne met pas longtemps à retrouver les gestes, même quand elle commence à avoir froid parce que ses cheveux humides lui gouttent dans le dos, et qu’au final, le coin cuisine sans poêle allumé n’est pas aussi chaleureux qu’avant. Il y a des jours où elle a juste envie de s’isoler quelque part, la cuistot. De ne pas continuer. Car sincèrement, c’est désespérant – à en devenir folle. Elle se le demande parfois, si c’est pas déjà le cas. Peut-être que les images ne sont que des rêves. Ou peut-être que rien de ceci n’est réel – absolument rien. Qu’un beau jour, elle se réveillera attachée à un lit à sangles avec un cathéter dans le bras, et que quelqu’un lui caressera les cheveux en lui répétant doucement qu’elle avait encore fait un cauchemar. Un cauchemar de deux ans, mais un cauchemar. Elle rit sous cape, la cuisinière. Au moins, si tout n’est qu’une illusion, elle n’y est pas seule. Les blocardes sont trop réelles, trop elles, pour que son esprit ait la prétention de dire qu’elles étaient son fruit.

Elle lève les yeux, l’espace de quelques secondes, pour vérifier, maman poule, que Percy se nourrit bien. Elle a de la chance, quelque part. D’habitude, les blocardes vidaient leurs assiettes jusqu’à la dernière miette, épuisées par une journée de travail. Ce qu’il restait d’habitude, c’était seulement ce qu’elle se rappelait de mettre bien en sécurité dans ses stocks privés ; sans ça, elle était quasiment sûre que tout aurait disparu le matin suivant. « Eh bien, tâche de trouver du temps pour dormir. Si tu meurs de faim ou fais un malaise, je suis assez sûre que ça ne fera de bien à personne, et n’aidera pas non plus à trouver cette porte – si jamais elle existe bel et bien et est toujours là la prochaine fois que vous irez voir. » Elle soupire. C’est de l’espoir dont elle se nourrit, rien que de l’espoir. Quelque part, elle s’en veut, d’imaginer tant de choses sur l’inconnue de l’équation. Mais on n’arrête pas son cerveau, pas plus qu’on n’arrête ses rêves. « D’ailleurs, si c’est pas indiscret, vous arrivez à quelque chose ? » Elle n’arrive pas à décider si elle préférerait que Percy lui réponde oui ou non. Oui, pour voir quelque chose se rallumer dans ses yeux. Non, pour abandonner une fois encore ses illusions.

La jeune femme adressa un sourire crispé à la cartographe, tapotant la pile de tranches de pain. « Pas de refus. On pourrait croire qu’les coureuses mangent léger…la blague ! Si tu peux finir ceux-là, m’reste quelques assiettes à la plonge. Qui sait, ça me fait gagner…allez, dix minutes de sommeil ? » fit-elle d’un ton sarcastique, s’écartant cependant de la table pour laisser la place à Percy. « Pendant ce temps, parle un peu. C’est pas qu’on se sent seule par ici, mais… » Elle agita légèrement les mains en l’air, comme pour illustrer ses paroles, puis y renonça assez rapidement. Sa silhouette contourne la table, tourne au plus bas le robinet d’eau pour que le glouglou de celle-ci sur le métal ne réveille personne. « Au moins, t’as eu la grâce de t’excuser pour être entrée. Et puis – si t’as sommeil, laisse. J’finirais. » Ses yeux se raccrochent à ceux de l’autre à nouveau, reflet de gratitude avant qu’elle ne reporte son attention sur l’évier.


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La porte. Le seul sujet qui ne parvenait pas à sortir de ta tête, qui s'atténuait légèrement alors que tu dégustais ton met, revenait sur la table alors que Volt continuait de parler. La porte. Porte. Porte. Une soirée après le retour des Coureuses avec ce plan, tu en avais déjà marre de ce mot qui tournait en boucle, et de toutes ces questions qui se bousculaient dans ta tête. D'où venait-elle ? Où menait-elle ? Était-elle réelle ? Dangereuse ? Ces questions, toi et Aria les aviez écrites sur une feuille et avaient griffonné un peu partout vos intuitions, hypothèses et suggestions. Vous soupirez presque en même temps, alors que tu lui promet silencieusement d'écouter ses conseils. Parce que Percy, comme d'habitude, tu veux savoir. Et la cuistot avait raison, tu ne saurais pas si tu arrêtais de dormir et de manger correctement. Tu hausses les épaules à sa question. « On peut pas dire ça. Aria crie trop, et certaines nous harcèlent pour qu'on leur dire c'qu'on trouve. Mais on trouve pas. On épluche les vieux plans, et rien n'ai pareil à c'que les filles nous ont rapporté ce soir. J'pense qu'on saura rien tant qu'on sera pas allée voir derrière, mais on veut essayer de trouver. On passe p't-être à côté de quelque chose. » Ce qui se passait dans la salle des cartes était normalement tout à fait confidentiel. Seules les Cartographes et la maton des Coureuses étaient au courant de l'avancement du travail que les premières menaient. Mais c'était Volt, qui se tenaient en face de toi, qui te nourrissait, à qui tu proposais ton aide pour ses sandwiches. A Volt, tu pouvais tout dire, bien que tu saches qu'elle ne te disait pas tout. Ça se voyait, quelque part dans ses yeux, dans sa voix. Quelque chose se terrait au plus profond d'elle, et tu n'avais aucune idée de ce que ça pouvait être. Tu opines du chef alors qu'elle te confie la tâche de finir les sandwiches, avale une nouvelle bouchée de poulet et change de place pour t'exécuter. « Mais tu te sens seule. J'me doute. » Toi aussi. Vous faisiez toutes les deux partie d'une équipe, un duo, et vous vous donniez corps et âmes à ce que vous faisiez. Toutes les deux cloîtrées dans vos enclos, à travailler, s'assurer que les blocardes aillent bien. Parce que c'était ce que tu faisait, dans une certaine mesure. Vous toutes, en fin de compte. Elle veut que tu parles, mais tu ne sais pas quoi dire. Alors tu beurres, tu garnis, tu emballes. Elle finit par reprendre la parole, la rousse. Tu as un léger rire, un simple rictus silencieux sur tes lippes, mais tu ne sais pas pourquoi. Vos yeux s'attachent, se lient, et tu secoues la tête doucement. « J'ai plus sommeil. De toute façon... » Tu hésites. Mais tu parles. « J'fais des cauchemars. 'Fin, un cauchemar. Et j'l'aime pas. Donc si j'peux retarder le moment de dormir, ça m'arrange. » Et puis, j'aime bien parler avec toi, Electra.

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Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Mar 7 Juil - 22:17



messin' around

Elle hausse les épaules d’un air fataliste, Volt. Mais son sourire ne quitte pas ses lèvres. Dans le Bloc, on apprend à rire de tout, au bout d’un moment – ou ce qui est drôle s’envole. En deux ans, les filles survivantes se sont fait leurs propres blagues, leurs plaisanteries personnelles, et ce qui aurait peut-être sonné complètement ridicule aux yeux de quelqu’un d’autre devient un sujet d’hilarité au sein du Bloc. Au final, Volt, elle préfère rire que pleurer. « Sauf son respect, ‘Aria crie trop’, c’est pas tellement une nouveauté. » fait-elle remarquer en haussant un sourcil. Les colères de la maton cartographe, tout comme les siennes, elles sont bien connues dans le B, à se demander s’il y a un seul coin du Labyrinthe où on n’entend pas on ne savait quelle blocarde gueuler chaque jour. Il n’y avait que la nuit où les filles pouvaient reprendre leurs forces, tympans à l’abri de toute explosion sonore intempestive. « Tu veux pas que j’aille les coller à la plonge, celle-là, si jamais elles ont rien d’autre à faire que de vous dire de vous grouiller ? » Après tout, on ne reste pas inactive longtemps, chez les blocardes. Volt, elle déteste les filles qui se permettent de glander alors que le travail déborde des quatre parois du bloc, et jamais elle ne se prive de les remettre à leur place – alors une fois de plus ou de moins, ça ne changera pas grand-chose, et c’est pas June qui protestera.

Volt, elle peut pas s’empêcher de frémir, lorsqu’on évoque s’enfoncer dans le labyrinthe. Elle a déjà vu Heria se tordre de douleur, a croisé son regard hanté, et avec tout cela, elle craint le pire. Les Griffeurs la terrifient, même si elle ne le montre pas. C’est facile d’avoir l’air sûre de soi, devant les autres filles, mais le Labyrinthe est pour elle le théâtre de ce qu’elle n’ose pas imaginer, une douleur sans nom. « Quand vous aurez fini de tout questionner, vous enverrez des gens, j’imagine. » Sa voix ne sonne pas comme un reproche, non. Après tout, qui est-elle, petite cuisinière, pour oser dicter leur conduite aux cartographes ?

Ses lèvres s’étirent dans un fin sourire, la rouquine, tandis qu’elle tourne doucement le robinet, laissant l’eau s’écouler le plus silencieusement possible dans l’évier métallique. Après tout, il ne s’agit pas de réveiller quelqu’un d’autre. C’est avec le moins de bruit dont elle est capable qu’elle commence à laver les couverts, frotter les assiettes, tout en écoutant Percy. « Pas si seule, en fait. » fait-elle remarquer d’un air songeur. « Entre les gens qui viennent réclamer des en-cas – pas toi personnellement – et le fait que je suis obligée d’aller voir et les sarcleuses, et les trancheuses à peu près quotidiennement… C’est juste une question d’être seule ici. Quand je prépare. » Elle hausse les épaules. Après tout, les grillades, les marmites, elle les fait cuire à l’extérieur, histoire de ne pas s’enfumer bêtement. Elle ne le sait pas, Electra, mais elle aurait tout aussi bien pu s’appeler Hestia, assise auprès de son feu, à qui on parle parfois, ignore d’autres. Déesse du foyer, avec ses crises et ses rires, son ouragan de tout. . « Et puis, qu'est-ce que tu fais, là, à ton avis? » Un regard moqueur. « Ton cerveau génial se sera probablement aperçu que tu me tiens compagnie. »

Le regard qu’elle lève vers Percy est compatissant. « Cauchemars ? » Elle ne saurait qualifier ses rêves, la cuistot. Parfois, ils lui font l’effet d’un havre, et son esprit devient un refuge où elle aimerait rester. Et d’autres, elle se réveille le front moite avec une horrible impression de perte, imprimée au fer rouge au creux de sa poitrine. « T’as le choix. Soit tu gardes ça pour toi, soit tu racontes, tant qu’il y a personne. » Elle ne se rend pas compte, Volt, combien elle a besoin de raconter, pour une fois. Elle a oublié la façon dont elle était Isabelle, à l’époque, et où la fille assise devant elle se nommait Heather, où la personne la plus proche de son cœur était également le meilleur ami de Percy-d’avant. Les souvenirs se sont perdus dans un méandre, et là où elle aurait pu serrer la jeune femme sur son cœur, elle se contente de la regarder du coin de l’œil, l’eau ruisselant sur ses mains comme le sang autrefois. Elle n’en prend pas la mesure, de l’océan de possibles qui s’étalait devant eux, deux ans plus tôt à peine. Et le vide forme un trou noir, au fin fond de son âme. « Peut-être que je te dirais le mien, alors. »


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Message(#) Sujet: Re: VOLT&PERCY ▼ messin' around Mer 29 Juil - 17:42


(∆∆∆)
well, you were away
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Un rictus sur tes lèvres alors qu'elle atteint quelque peu la dignité de ta maton. C'était vrai. Rien de nouveau dans cette affirmation. Tu te demandais parfois comment une fille comme Aria arrivait à sortir autant de décibel en une seule journée. Rien qui n'allait à son visage de poupée et sa voix douce. Elle n'avait rien d'une poupée, la blonde. De loin la plus jeune de vous deux, tu n'en doutais pas. Mais elle était celle qui prenait les décisions, et tu étais celle que tu écoutais. Parce que tu viens d'arriver. Sept mois, c'est long, mais ce n'est rien à côté du temps qu'elle a déjà passé ici. Vos âges, ils ne comptent pas ici. De toutes manières, vous n'en avez aucune idée. Seules importent l'ancienneté et l'expérience. Tu mords dans une tranche de pain et secoue doucement la tête alors que Volt te fait une proposition pour te débarrasser des curieuses et des commères. « J'les comprends, les pauvres. Je ferais pas pareil à leur place, parce que j'dis jamais rien, mais j'me doute que ça doit les tracasser. C'pas tous les jours qu'on nous accorde une lueur d'espoir comme celle-là. » Était-ce réellement ce de quoi il s'agissait ? De l'espoir ? Evidemment. Celui de pouvoir passer ses murs effrayants, et peut-être celui de retrouver une vie normale. Mais à quoi est-ce qu'une vie pourrait ressembler, après en avoir passé un bout dans le bloc ? Sans rien d'autre qu'un nom et des questions dans le crâne ? A pas grand chose, très probablement. Tu soupires, sans vraiment savoir si Volt pourra comprendre pourquoi. Tu n'as aucune idée de si tu veux réellement ouvrir cette porte. Ou même, comprendre cette porte. Parce qu'elle ne voulait rien dire. Elle t'échappait. Et tu ne supportais pas que quelque chose t'échappe.

Tu le vois qu'elle ne l'aime pas, ce labyrinthe, Volt. Et tu comprends. Il faisait peur à tout le monde. Encore plus depuis qu'Heria en était ressortie presque morte, le regard vide, en train de crier, plus fort chaque seconde. On l'entendait, la nuit, bouger ses murs et retenir les rugissement des Griffeurs. Tu hoches la tête, songeuse. « Va bien falloir que quelqu'un aille faire le sale boulot. Et puis, si ça nous mène quelque part, j'veux dire, dans un endroit sûr, p't'être qu'on enverra tout le monde. Ou que des volontaires. Y en aura sûrement qui voudront rester. » Des images des blocardes presque au complet en train de se presser dans le labyrinthe pour en sortir surgissent dans ta tête. Armées, très certainement, au cas où les créateurs ne soient pas d'accord avec votre tentative de fuite. « Mais ce sera June qui décidera. On peut que suggérer, nous. »

Vous changez de place, toutes les deux. Elle part à la plonge, pendant que tu te charges de finir ces sandwiches. Tu savais qu'elle avait besoin d'un peu de compagnie, Volt. Voir les mêmes têtes tous les jours devait user, à la longue. Tu étais bien placée pour le savoir. Et puis, il était rare que vous vous retrouviez toutes les deux seules au même endroit. Disons que vos horaires différentes ne le permettaient pas. Tu fronces les sourcils sans quitter tes sandwiches, alors que sa voix se fait plus basse, plus lointaine. Elle pense. A haute voix. Te fais te rendre compte à quel point tu es seule, toi. Avec Aria à longueur de temps dans votre petite salle. Un coup d'oeil aux Coureuses quand elles reviennent avec leur gribouillis, un autre à Volt quand tu vas chercher ta portion. Et voilà. Volt, elle parlait aux gens. Elle avait besoin des autres pour pouvoir faire son job. Toi aussi, dans une certaine mesure. Même si, au bout du compte, seuls les croquis te servaient vraiment. Peu importe si les Coureuses ne t'adressaient pas un mot. Tu souris alors qu'elle rajoute quelque chose. « A la base, j'venais juste manger, hein. Te fais pas d'illusions. » Tu n'es pas sérieuse, elle le sait bien. Tu aimerais bien pouvoir passer plus de temps avec la rouquine. Tu te promets silencieusement d'essayer alors que tu finis le dernier sandwich. Tu te lèves, empiles tes œuvres culinaires sur un coin de plan de travail, avant de t'appuyer sur la table pour faire face à Volt. Non, tu n'arrives plus à dormir. Tu n'oses plus dormir, en vérité. Tu hoches la tête alors que Volt devine avec justesse la cause de tes insomnies. Elle sait. Elle fait les mêmes. Tu ne sais pas pourquoi le penser. Là aussi, ce sont simplement ses yeux qui te parlent à sa place. Tu déglutis. Tu n'avais jamais vraiment songé à en parler avant. Mais maintenant qu'on te le propose, il te semble inévitable de laisser sortir tout ce qui se presse dans ta tête, jour et nuit. Et alors que tu réfléchis, elle reparle, et ton sourire revient. Vous étiez deux âmes tourmentées, toutes deux désespérées de tout laisser couler. Alors tu laisses couler. « J'vois pas grand chose, en fait. C'est juste un visage. Une femme. J'sais pas qui, mais je la connais. Je saurais pas expliquer comment ou pourquoi j'le sais. J'le sais, c'est tout. Et au moment exact où j'ai envie de m'approcher d'elle, elle s'éloigne. Devient presque floue. Et elle dit un nom. » Encore une fois, le nom résonne, dans ta tête, au creux de ta poitrine. Tu peux presque le voir s'écrire devant tes yeux. « Heather. » Heather. Le tien ? Le sien ? Quelqu'un d'autre, encore ? Tu te frottes les yeux. « C'est tellement peu, ça m'frustre. A un tel point que ça m'empêche de dormir. » Tu soupires, glisse les mains dans les poches arrières de ton pantalon de fortune. Et silencieusement, tu demandes à Volt de parler. Et toi, alors ? Tu attends. Tu veux savoir. Comme d'habitude.

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