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 bad blood. ➶

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Message(#) Sujet: bad blood. ➶ Ven 9 Jan - 16:55

millicent anya reyes
ft. tatiana maslany
astucieuse, aventureuse, calculatrice, déterminée, dissidente, espiègle, forte, fourbe, habile, humaine,  intrépide, lucide, logique, loyale, menteuse, méthodique, organisée, patiente, polyvalente, protectrice, pragmatique, réaliste, rusée, tenace.
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millicent avait une sœur jumelle ; la braise lui a calciné le cerveau jusqu'à la fin, la déchirant en sa propre moitié. ✱ elle est du genre glaciale en sentiments, c'était sa sœur celle qui aimait de tout son cœur tout le monde. ✱ millicent a eu du mal à se reconstruire depuis la mort de sa sœur, car la seule chose qui lui restait d'elle était la fille de cette dernière qui a été envoyée au bloc. ✱ elle exerce la profession de mercenaire, chasseuse de primes. pour elle, c'est que l'argent qui compte, elle veut survivre. ✱ millicent soutient les idées du bras droit pour la simple et bonne raison qu'elle veut récupérer clio, la petite de sa jumelle. de plus elle ne croit pas à ce vaccin miracle, pour elle le wicked a été fondé pour donner de l'espoir aux gens, mais il ne faut pas se voiler la face. ✱ tuer n'est pas un problème pour elle, elle a passé ce cap depuis longtemps. les gens qu'elle assassine, elle ne les connaît pas, donc il n'y a pas de raisons qu'elle se sente mal. ✱ elle vit isolée et cachée ; son rêve est de prendre le large une fois qu'elle aura suffisamment d'argent et qu'elle aura récupéré clio. ✱ très indépendante, elle a toujours été détachée de sa sœur pour être solitaire.
IDENTITY CARD.

ÂGE : Trente-deux ans. Elle se félicite d'avoir réussi à vivre aussi longtemps sans s'être faite tuer par un Fondu, ou d'avoir contracté la Braise. C'est long, trente-deux années de labeur, à survivre. C'est même plus une question de vie, c'est de la survie.
DATE & LIEU DE NAISSANCE : Un vingt-six Mai, chez Oncle Sam à Dallas, au Texas. Je vous laisse imaginer l'effort qu'elle a dû fournir pour perdre l'accent texan.
ORIGINES : Elle est née de l'union d'un père russe et d'une mère canadienne, autant dire qu'au départ les avis des familles étaient plutôt houleux compte tenu des deux cultures relativement différentes. Mais les deux amoureux décidèrent de s'éloigner de leurs parents pour fuir au Texas.
OCCUPATION : Sa profession pourra en laisser certains sur le cul. Elle vit sous plusieurs facettes d'elle-même, se modifiant dans l'ombre d'une rue. Mercenaire. Un métier comme un autre, qui la paye bien. Quelques fois, elle s'adapte en chasseuse de primes, pour arrondir les fins de mois où la Braise n'a pas été clémente.
ORIENTATION SEXUELLE : La mâchoire carrée de ces hommes la fait tout autant frémir que les courbes délicates qui marquent la taille des femmes. Elle est bisexuelle, ce qui peut étonner compte tenu de son cœur de pierre.
STATUT : Millicent n'a jamais été douée en amour, dans un monde comme celui-ci c'est dur. Elle est bien entendu célibataire, et son cœur n'a jamais battu pour quiconque.
COUVERTURE : Elle vit dangereusement. Officiellement, elle cherche un emploi et officieusement elle est donc, mercenaire. Elle vit terrée dans son appartement sombre, guettant entre les trous des volets ce qu'il se passe au coin de la rue.
GROUPE : Elle fait partie du Bras-Droit, et c'est quelque chose qu'elle est loin de crier sur tous les toits...
CRÉDIT : Astoria (avatar) & vanessayves.tumblr.com (gif)
QUESTION TIME
quelles sont les raisons qui vous ont poussées à rejoindre le Bras Droit ? La haine, la soif de vengeance et de justice. Millicent n'a pas aimé qu'on lui arrache sa nièce comme ça ; qu'on la jette en pâture dans des épreuves douteuses dans lesquels elle risque sa vie pendant que des petits malins en blouse blanche analysaient toutes ses connexions nerveuses et scalpent son cerveau via des écrans. Puis elle en avait marre d'entendre parler du WICKED comme étant le dernier espoir de l'humanité, ce ne sont que des foutaises pour elle. Il fallait que la population ait un espoir, et c'est ce qu'on leur a donné sur un plateau d'argent : un vaccin en préparation. Millicent n'est pas stupide, elle doute que ce remède miracle arrivera à sauver des gens alors que la Braise est déjà en train de faire des ravages à une vitesse phénoménale. Et pourtant, les gens continuent de croire en ça, sous les yeux amusés de la brune qui sait très bien comment ils finiront tous, immunisés ou non immunisés : morts. C'est inévitable, et quitte à ce que cela arrive un peu plus vite à cause d'une maladie qui grille la cervelle, ce n'est pas grave, Millicent n'a pas peur.
pensez-vous que le Bras Droit arrivera à détruire le WICKED ? Oh, elle l'espère bien Millicent. Ça prendra du temps, de déjouer toutes leurs failles pour attaquer au meilleur moment. Mais là, ils seront des centaines. Le WICKED est coriace, et les équipes du Bras Droit travaillent jour et nuit pour trouver leurs faiblesses. Milly sent que les faux espoirs qu'on simulé le WICKED finiront par exaspérer la population et qu'en apprenant tout ce que le centre de recherches effectuait à des adolescents, cela ferra réagir et les gens afflueront pour attaquer. En attendant, il faut être patient pour être parfaitement prêts. Donc oui, elle pense bien qu'un jour, tous les efforts du Bras Droit seront récompensés par une victoire peut-être pas écrasante, mais une victoire honorable. Le WICKED n'est pas bon, il est temps que les gens ouvrent les yeux sur ce qu'il s'y passe et qu'ils agissent.
quelle est votre couverture dans la vie de tous les jours ? est-il facile de vivre deux vies sans se faire repérer ? Millicent a l'impression de vivre trois vies à la fois, si ce n'est pas plus. Sa couverture est qu'elle cherche un emploi. Elle est une "simple citoyenne qui n'a pas été brillante pendant ses études et à laquelle les emplois essayés ne conviennent pas". Sa vie est tissée dans le mensonge, et elle s'y plaît, car elle le manie avec une habileté déconcertante. Sa première vie est donc celle-ci, la pauvre Millicent qui n'a pas de travail. Sa seconde vie est celle de la Millicent mercenaire, qui touche de l'argent en tuant des personnes. Tuer n'est plus un problème pour elle, elle a passé ce cap depuis son premier meurtre. Elle y va franco, pour que ça fasse moins mal. Un coup de couteau bien senti et c'est fini ; boulot propre et accompli. Pour sa troisième vie, c'est celle qu'elle a quand elle franchit les murs du QG du Bras Droit. C'est peut-être l'endroit où elle se sent le plus elle-même en fin de compte, là où elle peut exprimer ses pensées et apporter son expérience.
vos proches sont-ils au courant que vous faites partie du Bras Droit ? vous soutiennent-ils ? Millicent n'a quasiment que des proches au sein du Bras Droit ainsi que d'anciens clients qui ne la contactent plus pour sa profession. Elle se lie le moins possible aux gens. A quoi bon le faire, alors que tout peut basculer en un dépistage ? Puis ce n'est pas vraiment son truc, l'amitié. La seule personne dont elle était vraiment proche était sa sœur jumelle, Miren. Cette dernière adhérait aux idées du WICKED et envoya sa propre fille à l'abattoir. Des jumelles bien différentes, des opposés en fait. Miren, celle qui aimait, celle qui avait de l'espoir ; Millicent, la sans cœur réaliste. Bref, la seule personne en qui elle avait vraiment confiance n'était pas de son avis en ce qui concernait le WICKED et c'est peut-être ce qui les a éloigné. Sinon, étant donné que la plupart de ses proches font partie du Bras Droit, ils partagent la même idéologie qui les soude un peu plus de jours en jours.
pourriez-vous attenter à des vies humaines pour cette cause ? Bien sûr. Sans aucun problèmes. Millicent, ça ne lui fait rien d'arracher une vie, surtout si c'est pour la bonne cause. Leur monde est cruel, et elle l'est tout autant. Il ne faut pas en faire tout un fromage alors qu'on sait que certains gosses sont morts au sein du Labyrinthe, tout ça pour des expériences. Ça lui donne envie de tout casser et d'égorger ces scientifiques un à un à l'aide de leurs foutues machines qui ont tué ces pauvres adolescents. Donc elle n'aura aucun pincement au cœur le jour où ils pénétreront dans l'enceinte du WICKED et où les choses sérieuses pourront commencer. Sortir Clio. C'est sa motivation principale ; et peu importe le nombre de vies qu'elle prend, tant qu'elle retrouve sa petite Clio.
ABOUT YOU
pseudo › electric bird. prénom › Carole, pour vous servir  :swag:  âge › Quinze piges seulement ->  région, pays › France, Rhône-Alpes, Lyon, au coin de la rue Jesuisun Bouffon  :laul: fréquence de connexion › Tous les jours, bicose j'ai pas de vie :geek: multicompte ? › Attendez, y'a la blocarde qui vient je crois -> voire le blocard, I'll see  :kk:  comment es-tu arrivé(e) sur grtr ? › J'ai trouvé les chaussures de Dorothée, mais quand je les ais claquées entre elles, j'ai atterri ici.....    ton avis sur le forum ? › omg comment il pue   scénario, pv, inventé ? › de ma tête d'autiste   big up ? › Fuck les rageuuuuux  
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<b><brasdroit>tatiana maslany</brasdroit></b> › millicent reyes
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Message(#) Sujet: Re: bad blood. ➶ Ven 9 Jan - 16:55

the story that we forgot
is still living inside of us
WE'RE DIFFRENT. BUT WE'RE THE SAME.
« Bouge toi Miren. » La voix de Millicent était sans appel, comme toujours. Sa jumelle pivota sur ses talons, l'air outré qu'on lui parle sur ce ton. Miren était en train de se recueillir sur la tombe de leur mère, morte quelques mois auparavant. Un Fondu avait décidé qu'elle serait bien plus jolie une fois décédée et qu'elle ne méritait pas de respirer son air. La vie était cruelle, et ça, Millicent l'avait accepté depuis bien longtemps au contraire de Miren qui était toujours aussi optimiste quant à cette situation. « C'est bon j'arrive. » Soupira-t-elle à contre-cœur. Aujourd'hui c'était le grand jour. Elles allaient enfin quitter le Texas pour se rendre dans un cadre plus accueillant pour des survivants comme eux. Leur petit village texan n'avait pas bien fait long feu après l’assassinat de leur mère. Tout le monde était parti. Sauf eux, qui faisaient leur deuil. Millicent l'avait fait depuis longtemps, c'était Miren qui avait été proche de leur mère depuis leur tendre enfance qui n'arrivait pas à le faire. Tendre enfance, tout est relatif. La portière du 4x4 claqua, le moteur démarra et les deux gosses se précipitèrent de monter dans la voiture. Les jumelles étaient vraiment deux personnes différentes, elles se complétaient dans un sens. Miren était la sensible des deux, celle qui avait aspiré la joie de vivre de Millicent dans le ventre de leur mère. Milly était grincheuse, réaliste et froide. On ne rigolait pas facilement avec elle. « T'as pas hâte d'arriver ? » Questionna Millicent en plongeant son regard dans celui de sa sœur. Cette dernière affichait une tête de dix pieds de longs, comme si on l'arrachait à son enfant. Pourtant, elles ne faisaient que partir du Texas pour recommencer une nouvelle vie, avoir des amis et oublier leur passé douloureux. « Pas vraiment. » Dit-elle après plusieurs secondes de silence pesant. La route était longue jusqu'à Denver, le paysage désertique défilait sous leurs yeux depuis plusieurs heures déjà. Millicent ne tenait plus, elle avait vraiment envie d'arriver au plus vite et de voir à quoi ressemblait cette ville dont leur père leur avait tant parlé au cours des derniers mois. L'idée de pouvoir tout recommencer plaisait énormément à la glaciale jumelle. De toute manière, ç'avait toujours été comme ça : quelque chose plaisait à l'une, par conséquent elle ne plaisait pas à l'autre. Cela devait être exaspérant d'élever deux filles comme elles, aux caractères foncièrement opposées et aux envies bien différentes. « Maman me manque. » Voilà qui ajouta encore plus de lourdeur à leur semblant de conversation. Une bombe atomique. Leur mère était un sujet un peu tabou, car cela faisait mal d'en parler et même d'y penser. Millicent devait bien avouer qu'elle avait aimé leur mère, et qu'elle lui manquait aussi énormément. Un cœur semblait battre dans sa cage thoracique, et Miren ne perdrait pas son temps pour plaisanter dessus. Mais pas dans cette situation. « Moi aussi. » Une teinte de tristesse nuançait ses propos. Un nouveau silence de plomb se fit dans l'habitacle de la voiture. Leur père décida d'allumer la radio et de la musique country contrasta avec leur état. Recommencer, oui, mais à quel prix ?

« Miren c'est qui ce type ? » Le garde du corps. Voilà ce qu'elle était devenue. Sa soeur était loin de vivre une vie de débauchée, mais elle était si sensible et on pouvait si facilement la briser que Millicent faisait office de bouclier. C'était elle qui remontait ses manches pour défendre Miren. Elle qui se faisait disputer pour violence dans le bureau du directeur. Sa sœur méritait tous les sacrifices du monde. « Personne. Occupe toi de toi Milly, merde à la fin ! J'ai le droit d'avoir une vie moi aussi ! » Collée contre la porte fermée à double tour, Millicent soupira. « Répond à ma question. » Elle ne demandait pas la lune non plus, mais Miren avait compris que Millicent lui ferrait la morale une fois qu'elle aurait dit ce qu'il en était vraiment de sa relation avec ce beau garçon. « Laisse moi ! Dégage ! » La porte venait de s'ouvrir brusquement et Miren était là, en train d'hurler sur sa sœur. C'était violent. Jamais Miren ne lui avait parlé sur ce ton auparavant. Une remise en question était de rigueur. Profondément choquée, ce fut sans mot que Millicent pivota pour se rendre dans sa chambre. Son double ne pouvait pas comprendre. Tout ce qu'elle voulait était son bien, son épanouissement. Savoir qu'elle commençait à voir des garçons sans sa permission mettait Milly dans un état de fureur énorme. Elle n'avait pas une bonne réputation au sein du lycée, et sa sœur ne la prévenait jamais de ses sorties car elle était une plaie dans l'cul. Toujours à la surprotéger des moindres dangers. Mais c'était ainsi que Millicent vivait sa vie, à s'occuper de sa jumelle coûte que coûte. Elle n'avait plus qu'elle et leur père, vu qu'elle n'avait pratiquement pas d'amis. Son attitude violente faisait peur et beaucoup l'évitaient. A l'opposé, Miren était sociale et tout le monde l'aimait. Leurs caractères commençaient à vraiment les séparer, ainsi que l'attitude qu'adoptait Millicent envers sa sœur. Boudeuse sur son lit, Milly était en train de se battre mentalement avec elle-même. On toqua timidement à sa porte. Elle grogna. Miren apparut dans l'entre-baillure, le visage indéchiffrable. « Excuse moi. » Deux petits mots qui détendirent tous ses muscles crispés de colère et de frustration. « Excuse moi aussi. Je suis pire qu'une mère poule. Je veux pas qu'il t'arrive quoique se soit, c'est tout. » Un petit sourire se forma sur les lèvres de Miren avant qu'elle ne pousse totalement la porte pour rejoindre sa jumelle sur son lit. « Je comprends. » Non, elle ne comprenait pas. Elles avaient beau être identiques physiquement parlant, leurs pensées étaient différentes. certes, quelques fois Miren protégeait sa sœur des idiots de son groupe, mais c'était tout. « Si tu le dis. » Pour toute réponse, Miren posa sa tête sur l'épaule de Millicent en fermant les yeux.

MAY THE CHILD BRING YOU JOY.
« Tu quoi ? » C'était pire qu'impossible. C'était invraisemblable. Sa sœur ne pouvait pas... « Je suis enceinte. » Millicent se retint de lui foutre une droite et de l'étrangler. Non, non, pas à leur âge ! Pas à dix-sept ans ! C'était bien trop tôt. « Putain, MIREN ! » C'était peut-être Milly la plus affectée par cette grossesse. Miren rayonnait de bonheur, avec l'enfant qu'elle portait dans son ventre. Ce n'était qu'une illusion, ce bonheur. Plus tard, elle verrait bien comment élever son gosse était dur. Certes, il fallait s'y prendre un peu plus tôt avec ce genres de trucs car leur espérance de vie avait clairement baissé, mais de là à avoir un enfant alors qu'elles n'étaient même pas majeures... Non, Millicent ne pouvait définitivement pas accepter une telle chose. « C'est qui le père ? » Les bras croisés sur la poitrine et le pied tapant anxieusement au sol, Milly dévisageait sa sœur avec une expression de dégoût. Comment avait-elle pu oser ? « Jude. » Ce prénom, elle le haïssait. Ce type n'était qu'un con fini dont Miren était folle amoureuse. Jude par-ci, Jude par-là... Millicent aurait pu deviner toute seule qu'il était le père de cet enfant. Cette nouvelle augmenta encore plus la colère qui gonflait les veines de Milly. Elle allait le tuer. « J'en étais sûre. Jude, le petit con que tu aimes. Père. C'est la blague du siècle. » Les larmes brouillaient déjà la vue de Miren. « Jamais dans ta vie tu pourrais enthousiasmer de mes choix ? Ça te tue de faire battre ton cœur ? » « Il faut vraiment être aveugle pour pas savoir qu'il va se tirer dès que le gosse sera né ! Tu ferras moins la maligne. » Rugit Millicent. « Tais toi ! Tu ne sais rien, tu ne peux rien savoir ! » Et elle ne voulait pas savoir. Donner la vie était la plus belle chose au monde, mais pas à dix-sept ans, avec un père aussi intelligent qu'un mixeur. « Tu sais quoi ? Démerde-toi. J'ai compris, t'as plus besoin de moi dans ta vie. Tu sais te débrouiller toute seule. Parfait. Longue vie à votre couple et puisse l'enfant être heureux avec ses deux parents. » Cela brisait le cœur de Millicent de dire tout ça, et cela brisait également celui de Miren de l'entendre dire ces horreurs. « Parfait. » Renchérit Miren en criant tandis que sa sœur claquait déjà la porte. Cette dispute brisa le peu d'affection qu'elles avaient encore l'une pour l'autre. C'était une aberration. Pauvre gosse qui allait vivre avec seule mère et ne verrait jamais son père. Millicent était déjà dans sa chambre et préparait sa valise, les larmes coulant sur ses vêtements. Elle se séparait de sa moitié, et c'était ce qui lui faisait le plus mal dans tout ça. Elles auraient pu être heureuses, cet enfant aurait eu une mère et une tante. Mais là, c'était trop pour Milly. Sa jumelle ne faisait que des mauvais choix et systématiquement, elle tombait dans tous les pièges. Et Milly la prévenait de tous les pièges qu'il y avait ! Miren n'en faisait qu'à sa tête.

Son téléphone sonna tandis qu'elle recrachait la fumée de sa cigarette. « Allô mademoiselle Reyes ? Votre sœur a accouché, et elle tient à ce que vous la rejoignez à son chevet. » Millicent étouffa un rire. Elle était sérieuse ? Après six mois passées loin l'une de l'autre, Miren décidait de l'appeler pour qu'elle vienne contempler son enfant ? Une part d'elle même avait envie de rejoindre sa sœur, de s'excuser et de tout recommencer à zéro (comme à chaque fois) et l'autre part lui hurlait de la laisser dans sa merde pour qu'elle en tire une bonne leçon. Un soupire s'échappa de ses lèvres. « Très bien. J'arrive. » Elle raccrocha et éteignit sa clope en l'écrasant dans le cendrier. Elle était faible, ce n'était pas dans son habitude. Mais merde, on parlait de sa sœur, ce n'était pas n'importe qui. Leur père était décédé de la Braise quelques mois auparavant, et la grossesse avait été dure pour Miren d'après ce qu'avait compris Millicent. Un choc émotionnel en quelques sortes. Leur père n'avait pas eu d'enterrement. Il avait disparu dans un hôtel pour Fondus. Elles n'étaient même pas sûres qu'il soit vraiment mort. Milly enfila une veste en cuir et claqua la porte de l'appartement qu'elle partageait avec une certaine Allycia, surnommée Ally par tout le monde. Une fille un peu trash comme elle. Mais elles n'avaient pas besoin de plus, il lui fallait une colocataire par nécessité : vivre toute sa vie avec une jumelle la rendait tout de même dépendante de quelqu'un. Puis, elle ne gagnait pas suffisamment d'argent malgré son job de serveuse. Dehors, les rues étaient pratiquement toutes désertes. Il devait être une heure du matin, et Milly venait de terminer son service au bar. Elle accéléra le pas, trop anxieuse de rejoindre sa sœur et de contempler sa fille. Enfin, elle arriva à l'hôpital au bout de dix bonnes minutes et on l'orienta directement vers la chambre de Miren. On la reconnaissait, vu qu'elles étaient jumelles. Et la douce Miren était là, l'air totalement exténué et un petit sourire béat sur les lèvres. Ses cheveux blonds d'ordinaire déjà bien hirsute l'étaient encore plus. Cette coloration était le résultat d'une autre connerie qu'elle avait fait, tout simplement pour séduire Jude elle avait décidé qu'être blonde serait mieux. Au fur et à mesure des colorations bon marché, sa chevelure avait épaissi et ses cheveux étaient dans un piteux état. Bref. Son sourire s'agrandit lorsqu'elle vit sa sœur pénétrer timidement dans sa chambre. « Milly... » Soupira-t-elle. L'interpellée prit place sur la chaise posée à côté du lit. « C'est une fille... Clíodhna. » Un sourire attendrit se forma sur les lèvres de Millicent. « C'est un très beau prénom. Où est Jude ? » L'expression heureuse de Miren s'évanouit. « Il est parti de Denver la semaine dernière. » Mmh, Ce n'était pas Millicent qui l'avait prévenue qu'une telle chose arriverait ? « Tu avais raison. Tu as toujours raison. Je suis désolée. » « Repose toi. On en reparlera. »

I'M SELFISH, I'M BRAVE.
« Toc toc, c'est moi. » Dit Millicent sans conviction alors qu'elle pénétrait dans l'appartement de sa sœur. Clíodhna rappliqua directement, en rigolant. Elle avait treize ans. Le temps passait vite. « Tata Milly ! » Elle était adorable. Millicent n'appréciait pas plus que ça les enfants, pourtant c'était comme si Clio était sa propre gamine, la chair de sa chair. Bon, elle ne l'avait pas porté pendant neuf mois, mais elle avait toujours été tapie dans l'ombre, à la surveiller de loin, faisant mine de ne pas être concernée par son éducation. Miren faisait du beau boulot en tant que mère, elle ne pouvait pas le nier. Clio allait devenir une grande et belle gosse, du moins, Milly ferrait en sorte qu'elle aille dans ce chemin. « Comment vas-tu ma belle ? » La gamine lui prit la main pour l'emmener dans le salon là où sa mère était en train de mettre la table. Ces derniers temps, celle-ci piquait assez souvent des crises sans raison, et les petites coupures qui parsemaient ses mains témoignaient de ces pics où quelques verres y avaient laissé la vie. « Je vais bien. Bon, je dois y aller. » L'adolescente brune enfilait déjà un manteau, retirant ses longs cheveux bruns qui s'étaient coincés dans le col. Millicent ne s'inquiétait pas d'où elle pouvait aller, elle estimait que la gosse était suffisamment intelligente pour ne pas se fourrer dans la merde toute seule. « Bonne journée. » La porte claqua avant même que sa phrase fût terminée. Les deux sœurs s'installèrent face à face, assiettes vites devant elles. Miren entama la conversation : « Tu voulais me dire quoi ? » Millicent ne venait pas souvent dans leur appartement. En fait, elle ne sortait quasiment jamais pour aller voir sa sœur. Mais là, c'était devenu une nécessité. Elle ne pouvait pas mentir à sa jumelle sur sa profession qui était tout de même dangereuse. « Oui hum... Voilà, je suis mercenaire. » Milly n'avait jamais été une adepte des longues phrases pour expliquer les choses : elle préférait aller droit au but sans fioritures. L'expression de Miren se décomposa totalement. « Mercenaire... Comme ce à quoi je pense ? » C'était dur d'avouer qu'on tuait des gens pour de l'argent alors que toute sa vie on a été éduqué à ne pas faire de tels actes aussi barbares. Une tueuse dans sa maison. C'était impensable. « Oui. » « Dis moi que ce n'est pas vrai. » Milly déglutit. Les rôles s'inversaient. « J'aimerais. » « Ça fait longtemps ? » « Six mois. » Miren tiqua. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Un soupir franchit les lèvres de la blonde. « Moi aussi j'ai quelque chose à t'annoncer : Clio va partir dans une sorte d'internat. » C'était une bonne chose, son éducation allait être encore meilleure ! Millicent hésita à sourire mais elle se contenta d'hocher la tête doucement. « Je pense que c'est bien pour Clio. » Miren se crispa. Elle n'avait pas le droit ce qui était bien ou mauvais pour sa fille. Mâchoire serrée, poings fermés, visage neutre. C'était comme ça qu'elle était depuis une semaine. A fleur de peau. Elle refusait de penser que c'était la Braise. C'était impossible. Pas elle. Elle avait déjà vu comment son père s'était comporté avant qu'on l'enferme dans un hôtel pour Fondus, et elle refusait de croire qu'elle était atteinte de ce virus. Clio avait besoin d'une mère, et Millicent d'une sœur. Même si ce n'était définitivement pas l'amour fou entre les jumelles, elles restaient indispensables l'une pour l'autre. « T'es sûre que ça va ? » S'enquit Millicent après quelques longues secondes de silence. « Oui. Va-t-en s'il te plaît. Tu en as assez fait comme ça. » Et Milly ne pouvait pas dire le contraire. Mercenaire, comment cette idée lui était-elle venue déjà ?

« Miranda ? C'est ça ton nom quand t'es mercenaire ? J'aurais choisis un truc plus badass moi. » Ally pouvait bien en rire, mais l'identité était son bien le plus précieux avec cette profession dangereuse. Le prénom n'était, en soi, qu'un détail. Il fallait qu'il claque et que les clients s'en souviennent c'était tout ce qui comptait. « Tu déconnes ! Toi tu te serais appelée Captain A ou une merde du genre. » Millicent piocha dans le paquet de chips qu'elles avaient devant elle, face à un programme télé à chier. « Captain A... J'suis sûre qu'avec ça j'ai de l'avenir dans le métier ! » Elles rigolèrent. Entre colocataires, elles se disaient tout. Et là, c'était Milly qui venait de lui dévoiler sa vraie profession. Tuer sous les ordres de personnes. Bizarrement, Ally avait trouvé ça super cool. Elle avait directement demandé à voir ses armes et à lui poser quelques questions. Avec Ally, Millicent se sentait bien, elle se sentait comprise. « C'est clair ! » Renchérit-elle. Cela faisait bientôt sept ans qu'elles se partageaient la paye de l'appartement, et le lien qui les unissait était vraiment fort. Elles étaient tantôt sœurs, tantôt amies, tantôt amantes. Leur relation passait par tous les stades, sans réelle prise de tête. Dans leur monde sans pitié, elles préféraient être tout l'une pour l'autre plutôt que de se terrer dans un mutisme. Si elles étaient amenées à mourir, c'était comme ça, l'autre s'en remettrait et passerait à autre chose. Ne pas rester sur des événement passés, c'était leur idéologie de vie. En attendant, elles en profitaient. On dit souvent que les vies humaines sont courtes, mais intenses. Les émotions sont passagères, violentes, et tout se termine d'un coup. « Une bière ? » Millicent hocha la tête. « Yes please. » Milly pouvait mourir si facilement avec sa profession, il suffisait qu'une de ses victimes soit assez futée et dégaine un pistolet sans mal. On pouvait également la torturer, pour savoir qui l'engageait. Elle ne devait rien révéler dans ces cas là, ou bien elle décidait de sauver sa propre peau. Elle avait commencé il y a quelques mois son boulot clandestin et jusqu'à présent elle ne s'en sortait pas trop mal. Miranda était douée avec un couteau dans les mains et entaillait les gorges rapidement ; proprement. Son job était efficace, c'est ce qui plaisait aux clients.

I AM BECOME DEATH, DESTROYER OF THE WORLDS.
« boo » Hinc ille commotus ut iniusta perferens et indigna praefecti custodiam protectoribus mandaverat fidis. quo conperto Montius tunc quaestor acer quidem sed ad lenitatem propensior, consulens in commune advocatos palatinarum primos scholarum adlocutus est mollius docens nec decere haec fieri nec prodesse addensque vocis obiurgatorio sonu quod si id placeret, post statuas Constantii deiectas super adimenda vita praefecto conveniet securius cogitari. Quaestione igitur per multiplices dilatata fortunas cum ambigerentur quaedam, non nulla levius actitata constaret, post multorum clades Apollinares ambo pater et filius in exilium acti cum ad locum Crateras nomine pervenissent, villam scilicet suam quae ab Antiochia vicensimo et quarto disiungitur lapide, ut mandatum est, fractis cruribus occiduntur. Eminuit autem inter humilia supergressa iam impotentia fines mediocrium delictorum nefanda Clematii cuiusdam Alexandrini nobilis mors repentina; cuius socrus cum misceri sibi generum, flagrans eius amore, non impetraret, ut ferebatur, per palatii pseudothyrum introducta, oblato pretioso reginae monili id adsecuta est, ut ad Honoratum tum comitem orientis formula missa letali omnino scelere nullo contactus idem Clematius nec hiscere nec loqui permissus occideretur.

MAY WE MEET AGAIN.
Et Epigonus quidem amictu tenus philosophus, ut apparuit, prece frustra temptata, sulcatis lateribus mortisque metu admoto turpi confessione cogitatorum socium, quae nulla erant, fuisse firmavit cum nec vidisset quicquam nec audisset penitus expers forensium rerum; Eusebius vero obiecta fidentius negans, suspensus in eodem gradu constantiae stetit latrocinium illud esse, non iudicium clamans. Quam ob rem ut ii qui superiores sunt submittere se debent in amicitia, sic quodam modo inferiores extollere. Sunt enim quidam qui molestas amicitias faciunt, cum ipsi se contemni putant; quod non fere contingit nisi iis qui etiam contemnendos se arbitrantur; qui hac opinione non modo verbis sed etiam opere levandi sunt.

THIS IS WAR.
Et Epigonus quidem amictu tenus philosophus, ut apparuit, prece frustra temptata, sulcatis lateribus mortisque metu admoto turpi confessione cogitatorum socium, quae nulla erant, fuisse firmavit cum nec vidisset quicquam nec audisset penitus expers forensium rerum; Eusebius vero obiecta fidentius negans, suspensus in eodem gradu constantiae stetit latrocinium illud esse, non iudicium clamans. Quam ob rem ut ii qui superiores sunt submittere se debent in amicitia, sic quodam modo inferiores extollere. Sunt enim quidam qui molestas amicitias faciunt, cum ipsi se contemni putant; quod non fere contingit nisi iis qui etiam contemnendos se arbitrantur; qui hac opinione non modo verbis sed etiam opere levandi sunt.

Clíodhna
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Message(#) Sujet: Re: bad blood. ➶ Sam 28 Mar - 14:54

il est temps de savoir :diabo: :laul:
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Messages : 163

Message(#) Sujet: Re: bad blood. ➶ Sam 28 Mar - 14:54

Le membre 'Millicent Reyes' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Message(#) Sujet: Re: bad blood. ➶ Sam 28 Mar - 14:54

WHAT ? :mdr: :mdr: cte chance omg :fall:
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Message(#) Sujet: Re: bad blood. ➶

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bad blood. ➶

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