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 don't go where i can't follow (héria)

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SUBJECT B14 : THE WAYWARD

Messages : 125 Avatar : chloé moretz.
Pseudo : lionheart.
Copyright : nep 237.

Occupation : blocarde dans le bloc B, maton des cartographes. surement en train de se charcler avec nésis.
Inventaire : ✱ un crayon et un calepin, toujours avec elle, au cas ou dessiner des plans dans la minutes serait nécessaire ✱ un couteau, planqué dans sa botte droite ou bien accroché à sa ceinture ✱

Message(#) Sujet: don't go where i can't follow (héria) Dim 29 Mar - 13:40

don't go where i can't follow
héria
Aria ouvrit les yeux. Un mal de tête lancinant lui martelait le crâne et elle avait l'impression que du plomb avait été versé dans chacune de ses neurones. Elle se demanda brièvement si elle serait un jour capable de réfléchir à nouveau. Elle se passa les mains sur le visage puis lâcha un long bâillement. Elle avait très mal dormi aujourd'hui. D'habitude, on la laissait généralement se reposer tranquillement pour qu'elle soit en pleine forme la nuit tombée et qu'elle puisse être entièrement opérationnelle pour dessiner les plans que les coureuses lui fournissaient à chaque fin de journée. Mais ce jour là, sa coupure au bras qu'elle s'était faite la veille en trébuchant en pleine nuit sur un outil d'une des batîsseuses l'avait empêché de s'endormir paisiblement, et son sommeil avait été agité. Aucun cauchemar, non, mais des gémissements de douleurs qui lui avait valu de nombreuses fois la venue des medjacks pour lui changer la gaze et lui appliquer des compresses fraîches sur sa blessure. Toujours est-il que quand Aria se mit en position assise sur son lit, elle grimaça de douleur, mais ne poussa pas un seul petit cri. La lumière du crépuscule filtrait au travers des branches de bois qui formaient les murs de la cabane. En tant que cartographe, elle était parfois exceptionnellement autorisée à dormir dans les habitations les plus solides telles que l'infirmerie quand elle n'était pas occupée, et non avec les autres blocardes, pour ne pas être dérangée par les cris que se lançaient les filles du matin au soir. En face de la jeune femme se trouvait un miroir, dont la glace était tachetée de noir (surement des traces de moisissures). Le reflet qu'il renvoya à la blonde s'avéra être peu seyant. Ses cheveux couleur paille étaient emmêlés, comme souvent, et des cernes se dessinaient sur sa peau blême. « Génial, songea Aria, en plus de t'être blessé bêtement, tu ressembles à un épouvantail. » Tout en se levant et en passant la main sur son bandage d'un air distrait, elle se jura d'aller voir toutes les batîsseuses pour leur dire sa façon de penser à propos des outils que l'on laissait traîner. D'un pas lent et la tête encore bourdonnante, Aria sortit de sa petite habitation confortable. L'air froid de l'hiver lui fouetta le visage et elle ne pu s'empêcher de froncer son nez retroussé. Machinalement, elle resserra autour d'elle son blouson et se dirigea directement vers la ferme en passant près des plantations. Il n'y avait plus personne à cette heure ci, et elle en déduisit que tout le monde devait être dans le réfectoire. Aria, que le vent réveillait petit à petit à coup de bourrasques glacées, se dirigea directement vers la cuisine et poussa la porte de derrière, réservée seulement pour les cuistots. Une odeur de viande et de bouillon lui assaillit les narines, et naturellement, elle se passa la langue sur les lèvres. En passant près du comptoir, elle attrapa un bout de pain, ce qui lui valu un flot d'injures de la part de Volt. Elle se dépêcha de ficher le camp pour pénétrer dans la cantine. C'était une grande pièce, munie de fenêtres, où étaient alignées quelques tables. Dans un coin, les trancheuses, les briquetons, les coffreuses et les bâtisseuses (elle adressa un regard mauvais à ces derniers) discutaient avec animation devant des assiettes entamées. Aria se dirigea directement vers le clan des sarcleurs, couverts de terre et les ongles noirs. Elle aimait bien leur compagnie (ils parlaient peu), mais elle se demandait si c'était réciproque, et supposa que non alors que leurs paroles devinrent murmures quand elle s'assit sur une des chaises. Elle s'affala sur le dossier et leur adressa une grimace qu'aucune d'elles ne virent. En jetant un œil autour d'elle, elle remarqua qu'aucune des coureuses n'était là. Bien que ce fut tout à fait normal car les portes n'allaient se fermer dans une demi-heure environ, elle ne put s'empêcher de sentir son ventre se nouer. « C'est tout à fait normal, se dit-elle, assurée. Elles vont revenir dans quelques minutes. » Elle eut toutefois du mal à avaler son repas lorsque Volt lui amena sa portion (un geste miraculeux de gentillesse, visiblement) et tout ce qu'elle pu réussir à manger fut un bout de viande et un morceau de pomme de terre bouillie. Ce fut seulement quand elle reposa sa fourchette que la porte du réfectoire s'ouvrit brusquement. Aria sursauta. Ariane venait d'entrer, échevelée. Ses beaux traits atypiques exprimaient une profonde détresse et la jeune blonde se leva d'un bond pour aller se planter devant la brune. Elle lui posa les mains sur les épaules pour la soutenir, de peur que l'asiatique ne s'écroule ne fatigue. Il s’avéra que cette dernière était plus solide qu'elle n'en avait l'air, et d'une poigne qui déconcerta Aria, elle l'attrapa par le bras et la fit sortir de la pièce. Haletante mais les idées tout à fait claires et les sens en alerte, elle fixa Aria de ses yeux noirs de suie : « Héria... Elle... Elle n'est pas rentrée n'est ce pas ? ». Aria secoua la tête en se mordant la lèvre. « Non, souffla-t-elle. Non, elle n'est pas rentrée. » Sa tête lui tournait et elle du se soutenir sur Ariane, sur qui elle avait toujours compté, pour ne pas tomber. « Pourquoi ? Il s'est passé quelque chose ? » parvient-elle à articuler d'une voix qui lui semblait très lointaine. Ariane sembla hésiter. « Elle... J'ai entendu un cri, juste quand je suis passée à côté de sa section. J'avais fini de dessiner mes croquis, alors j'ai décidé d'aller voir ce qu'il se passait. Mais cela faisait longtemps que je n'avais pas couru dans la section 3. Je n'ai pas réussi à retrouver Héria et... » Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'Aria se dirigeait déjà d'un pas maladroit vers la porte Sud, à l'orée de la forêt, la seule qui était ouverte aujourd'hui. Elle manqua de tomber plusieurs fois, mais le froid lui faisait oublier son mal de tête et sa blessure était tellement endolorie qu'elle ne sentait presque plus rien, outre un élancement sourd. Quand Aria arriva devant les immenses portes, elle du se faire violence pour ne pas entrer dans la Labyrinthe. Elle se laissa tomber à genoux et d'un air horrifié, regarda le soleil doucement disparaître dans le ciel. Il ne restait pas beaucoup de temps.

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✯ to whatever end.
cold be hand and heart and bone and cold be sleep under stone : never more to wake on stony bed, never, till the sun fails and the moon is dead. in the black wind the stars shall die, and still on gold here let them lie, till the dark lord lifts his hand over dead sea and withered land.
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SUBJECT B13 : THE RECKLESS

Messages : 488 Avatar : adelaide kane.
Pseudo : sparks, laura.
Copyright : carole -love- (avatar), tumblr (gif).

Occupation : elle parcourt le labyrinthe au lever du jour et rentre au bloc au coucher du soleil. Passe la plupart de son temps à essayer de trouver une sortie, pas très concluant pour l'instant.
Inventaire : son carnet et un crayon pour dessiner les couloirs du labyrinthe; une arme blanche qu'elle garde le plus souvent cachée.

Message(#) Sujet: Re: don't go where i can't follow (héria) Dim 29 Mar - 20:19

don't go where i can't follow
aria
Heria courrait, elle courrait comme jamais, elle courrait jusqu'à ce que ses jambes et ses cuisses lui fassent mal. Sa respiration était haletante et elle se surprenait parfois à la couper. Elle ralentit doucement et ses pas lourds sur le sol de pierre vinrent résonner jusque dans son crâne. Heria s'adossa contre le mur de pierre. Une goutte de sueur vint couler contre sa tempe. Elle reprit sa respiration pendant quelques minutes, jamais elle ne s'était retrouvée aussi dépassée par son souffle. La jeune coureuse sorti son calepin et son crayon pour dessiner les couloirs du labyrinthe, bien que depuis le temps qu'elle les parcourait, ces couloirs étaient littéralement imprégnés dans sa mémoire. Heria se laissa glisser contre le mur jusqu'à se retrouver assise sur le sol. Elle pencha sa tête en arrière pour se détendre et essayer de calmer son cœur qui palpitait tellement fort qu'on aurait cru qu'il voulait s'échapper de sa poitrine. Heria vint se frotter l’œil droit avant de faire glisser sa main sur sa tempe. Elle regardait les croquis qu'elle avait dans les mains. Les horribles dessins qu'elle faisait et qu'elle donnait aux cartographes. Heria se mit à sourire en pensant au fait que ces dessinateurs de cartes avaient raison, ses dessins étaient vraiment médiocres. Un bruit suspect attira son attention et elle fut soudainement sortie de sa rêverie. Elle se leva d'un bon soudain et commença à avancer d'un pas délicat et discret. Elle regardait les murs, chaque détail. Elle avançait un peu plus profond dans sa section jusqu'à arriver à un mur dont elle ne se souvenait pas. Heria se dépêcha donc de ressortir ses croquis pour indiquer ce mur qui était nouveau. Il était plus petit que les autres, on pouvait facilement prendre appui et monter dessus. Heria posa donc ses affaires par terre et monta sur ledit mur. Elle venait de gagner environs deux mètres. Le bruit se fit entendre à nouveau, et Heria se retourna en direction d'une masse de lierre. La jeune coureuse s'approcha prudemment de cette masse avant de plonger la main dedans. Que pouvait elle craindre, un griffeur ne pourrait pas se cacher dans un si petit espace. Mais sans qu'elle ne s'y attendre, un scaralame sorti en furie de l’amas de feuilles et vint grimper sur le bras d'Heria avant de sauter sur le mur d'enfance. Prise de surprise, Heria poussa un cri d'étonnement avant de reculer à la vue de cette chose qui était en train de lui grimper dessus. Elle recula tellement rapidement qu'elle ne mesura pas la vitesse à laquelle elle avait reculé. Rapidement, Heria ne sentit plus le sol sous ses pieds et vint s'étaler sur le sol. Son crâne vient taper violemment contre le sol de pierre ce qui éveilla une douleur sans pareille dans son crâne. Automatiquement, Heria vint poser sa main à l'endroit où sa tête venait tout juste de frapper le sol. Le contact de sa main contre sa tête évoqua une nouvelle douleur et elle poussa un gémissement tant sa tête lui faisait mal. Elle apporta sa main devant son visage et contempla à quel point elle était rouge. Elle saignait. Elle se releva doucement étant donné qu'un simple mouvement brusque venait éveiller une nouvelle douleur dans son crâne. Une fois debout, Heria fit une grimace en se massant le crâne. Mais sa douleur fut rapidement oubliée lorsqu'elle jeta un coup d’œil à sa montre. Les portes se fermaient dans un peu moins de cinq minutes, et elle était encore au fond de sa section. Elle ramassa ses affaires en quelques secondes avant de courir aussi vite que possible en direction des portes sud qui s'étaient ouvertes ce matin. Elle n'avait plus de respiration, ses jambes ne lui avaient jamais fait aussi mal. Elle manqua plusieurs fois de s'étaler sur le sol tant elle courrait vite. Alors qu'elle courrait, elle regardait sa montre, plus que deux minutes. Il ne lui restait que deux minutes avant de se retrouver enfermée dans le labyrinthe. Et personne, personne, n'avait jamais survécu une nuit dans le labyrinthe. Elle courrait, encore et encore. Le vent venait fouetter son visage jusqu'à lui faire mal et sa gorge était asséchée à force de prendre de grandes respirations. Mais c'est quand elle ne s'y attendait plus qu'Heria vit apparaître devant elle les immenses portes du labyrinthe. Un sourire vint s'installer sur son visage, elle allait y arriver à temps. Mais son sourire se dissipa rapidement lorsqu'elle vit les portes se refermer petit à petit. Et alors qu'elle courrait, elle vit au bout du labyrinthe, derrière ces portes qui lui semblaient hors d'atteinte, Aria. Qui hurlait. Mais elle courrait tellement vite que la seule chose qu'elle pouvait entendre était le bruit du vent qui venait fouetter son visage et qui sifflait dans ses oreilles. Les portes du labyrinthe n'étaient plus qu'à quelques mètres l'une de l'autre. Heria n'avait pas ralentit le pas, elle courrait toujours et se rapprochait de plus en plus de ces portes. Et soudain, Heria passa l'entrée du labyrinthe à une vitesse qu'elle n'aurait jamais cru possible d'atteindre. Ses jambes la lâchèrent et elle vint s'écraser contre le sol en crachant ses poumons. La jeune coureuse vit Aria s'approcher d'elle rapidement, un air inquiet accroché sur le visage. « Et merde. » ce fut tout ce qu'Heria trouva à dire quand elle posa de nouveau sa main sur son crâne ensanglanté. Mais Aria était là, à ses côtés, et si ses membres ne lui faisaient pas aussi mal, Heria n'aurait pas hésiter à la serrer dans ses bras.
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